ART | EXPO

Commodités

25 Jan - 22 Mar 2008
Vernissage le 25 Mar 2008

Depuis 1995, Michel de Broin élabore des systèmes de résistance qui rendent habilement visibles les comportements des matériaux soumis à des forces et à des contraintes. Il réalise ainsi, autour de projets insolites, des événement ou des installations dans l’espace public qu’il mêle de propos historiques et philosophiques.

Michel de Broin
Commodités

Première exposition à L’Espace A Vendre pour cet artiste québécois, vivant à Berlin, et internationalement reconnu. Pour cet accrochage niçois, Michel de Broin opte pour des pièces en projets, des installations commodes, insolites et inédites.

Il explore les liens entre objets courants et ludisme décalé. Il incorpore histoire et philosophie dans ces événements publics, installations urbaines ou encore dans ces objets de consommation utile.

Depuis 1995, Michel de Broin élabore des systèmes de résistance qui rendent habilement visibles les comportements des matériaux – et par analogie ceux des systèmes sociaux – soumis à des forces et à des contraintes.
Dans sa plus récente installation Stick to Resist (2004), prolongement de la série d’interventions intitulée Tenir sans servir c’est résister (1998-2003), la métaphore de la résistance est abordée plus précisément en relation avec les troubles sociaux actuels marqués par la menace permanente que représente le terrorisme international.

Michel de Broin a réalisé un robot fonctionnel qui a toutes les apparences d’un détonateur artisanal. L’électro-aimant qui le constitue est une résistance électrique qui, une fois armée, reste collée à une surface métallique jusqu’à ce que le compteur numérique s’épuise. Le robot est muni d’une signature électronique, qui permet à sa complice d’armer et de désarmer l’aimant. Sans le numéro d’identification personnel, il est impossible de le retirer de la surface sur laquelle on l’a installé…

Dans un second projet intitulé Nu (1998), Michel de Broin photographie de petits événements inattendus croisés à l’occasion d’errances urbaines : des panneaux monumentaux dans le métro, destinés à recevoir une image publicitaire, ont été laissés vides de toutes représentations. Ainsi captés, ils apparaissaient comme d’étranges tableaux monochromes, référence à l’art moderne que l’on rencontre souvent dans sa pratique.