DANSE | FESTIVAL

C’est naturellement Superbe Magnifique Dément et Prodigieux !

06 Mai - 07 Mai 2011
Vernissage le 06 Mai 2011

Micadanses propose deux soirées pour découvrir six jeunes chorégraphes aux esthétiques différentes mais qui ont tous un point commun : celui d’avoir été formé au Conservatoire de Paris, le très renommé CNSMDP.

Arthur Pérole, Aurélie Berland, Camille Ollagnier, Christine Gérard, Olivier Bioret, Tatiana Julien
C’est Naturellement Superbe Magnifique Dément et Prodigieux !

Des formes et des projets différents, aux tempéraments bien marqués, qui pourtant ont tous une origine commune : une école nationale renommée ; le CNSMDP.
Sans faire école justement, se dégagent un souci, une préoccupation, un intérêt, une envie, un désir de composition.
…Du concept en corps ? De la danse agencée ? En tout cas, des chorégraphes à découvrir.

Au programme
Le 6 mai :

― Olivier Bioret : Les Glycines, solo, 20 min
Les Glycines, Éclipse est un solo en proie au multiple, prenant comme lointain prétexte la rencontre de Thésée et du Minotaure. Dans le dédale, toute linéarité est comme perturbée, fractale, labyrinthique. Le chemin n’est qu’impasses, détours et raccourcis, l’image se double de reflets trompeurs, le temps se retourne. Les Glycines – Éclipse propose un temps pour chercher et se perdre, se trouver en revenant au point de départ. À moins que le point de départ n’ait lui même changé entre temps…

― Tatiana Julien : La Mort et L’Extase, 15 danseurs, 20 min (création)
Dans une conception sacrée, l’érotisme et la mort renversent l’édifice de la vie. L’angoisse mortelle et l’angoisse sexuelle mènent à la volupté de l’être discontinu, à son éternité. La Mort et l’Extase recouvre l’univers baroque du sujet à travers un langage pictural : une exposition scénique de personnages nus et acteurs d’un tableau extatique.

― Aurélie Berland : Une chanson douce, duo, 20 min
Une chanson douce questionne : la lecture ou la sensation d’un comportement « anormal », la place et la possible coexistence entre plusieurs intimités et réalités, la manière d’accompagner par la danse l’écoute cherchant des outils pour sentir un corps se délier, s’épaissir, se concentrer, Spontané, étranger, imprévisible, cherchant des solutions pour sentir des corps s’assembler, se préoccuper du même espace, pour préserver des présences, des intensités de cette rencontre « entre nous ».

Le 7 mai :
― Arthur Pérole : Rock in Chair, quatuor, 25 min
Rock ‘n Chair est une pièce volontairement décousue aussi bien de par son rythme haché, prenant une tournure de chaises musicales, que par le choix de musiques aux cohabitations inattendues. L’attente, la fatigue et l’abandon perceptibles des danseurs nous plongent dans l’intimité de ces individus singuliers et complices. L’ambiance simple et naturelle de cette dernière création est ponctuée d’une théâtralité apparente influençant la gestuelle proposée. Dans cette pièce chacun peut retrouver le fil de ses expériences vécues, de ses états d’âme inscrits et viscérales.

― Camille Ollagnier : A rebours, sextet, extraits 25 min
A rebours peut se lire comme l’observation du chemin entre le point de départ et celui d’arrivée. où cela commence ? et quand ? / où cela finit ? quand ? la ligne d’arrivée est-elle si éloignée et si différente de celle du départ ? ces lignes ou points, ne sont-ils pas les mêmes pour tous ? un ou plusieurs chemin(s) ?

― Christine Gérard : Vier Wiegenlieder für Arbeitmütter, trio, 23 min
« Sur un point de vertige, la ville s’ouvre, ouvrière, malmenée, écorchée. Les Ombres qui la composent et cassent la brume dans un chant pluriel et atterré… Dans le noir épais de la brume, légèreté d’une sommation, s’épauler, s’épancher, se construire, s’immerger dans la danse actuelle d’une exposition universelle. » Anne laure Guichard

critique

C’est Naturellement Superbe Magnifique Dément et Prodigieux !