DANSE | SPECTACLE

Cédric Andrieux

08 Déc - 23 Déc 2011

Après Véronique Doisneau et Isabel Torres, un solo à la première personne pour Cédric Andrieux, à la croisée de l’histoire de la danse. Le Théâtre de la Cité Internationale accueille ce brillant hommage à Cunningham, qui est aussi présenté, dans sa version courte destinée au jeune public au Théâtre des Abbesses du 29 novembre au 1er décembre.

Jérôme Bel
Cédric Andrieux

«On connaissait le Jérôme Bel provocateur, recycleur pop et entre-metteur génial. De l’aridité conceptuelle du Nom donné par l’auteur (1994) à la fantaisie pop de The Show Must Go On (2001), il reste insaisissable. Une ambiguïté qui plaît ou qui agace, mais qui questionne toujours. Aujourd’hui, le chorégraphe s’impose à nous avec une sincérité troublante. Son amour de la danse se dessine derrière les gestes et les paroles de Cédric Andrieux. À partir d’une trajectoire particulière, celle de cet ancien interprète de Merce Cunningham et du Ballet de l’Opéra de Lyon, la pièce raconte l’histoire commune de toute une génération de danseurs, à laquelle Jérôme Bel appartient.
Presque avant toutes choses, Jérôme Bel est un passeur. De mots, de gestes, d’intime, d’histoires singulières qui touchent parfois à l’universel. Sous son inspiration, la voix de Cédric Andrieux, son corps exposé au regard, immobile ou en mouvement, qui danse sa vie par bribes, pudique et vulnérable dans cette mise en scène de lui-même, remplit le théâtre d’une intense présence. Inéluctablement, l’autobiographie dansée de Cédric Andrieux, en plus de fonctionner comme un abrégé − historique, esthétique, économique − de la danse de ces vingt dernières années, à travers le prisme du subjectif, est un mémorial. Le plus vivant qu’il nous ait été donné de visiter».
Céline Piettre

avec des extraits de pièces de: Trisha Brown (Newark), Merce Cunningham (Biped, Suite for 5), Philippe Tréhet (Nuit fragile), Jérôme Bel (The Show Must Go On)
Conception: Jérôme Bel
Répétiteurs: Jeanne Steele (Merce Cunningham), Lance Gries (Trisha Brown)

critique

Cédric Andrieux