DANSE | FESTIVAL

Move 2019

24 Mai - 09 Juin 2019

Festival créé en 2017 et incluant Videodanse, Move, au Centre Pompidou Paris, explore la danse au sens large. Performances, images en mouvement, installations... Move 2019 sera de nouveau l'occasion de s'immerger dans ce qui fait bouger les lignes. Et ce, en accès totalement libre.

Troisième édition de ce festival pluridisciplinaire, Move 2019, au Centre Pompidou Paris, sera de nouveau l’occasion d’aborder le mouvement sous tous ses angles. Conjuguant danse, performance et image en mouvement, Move déplacera le geste dans un lieu non dévolu à la danse : l’institution muséale. Et avec des installations courtisant la performance, et des vidéos s’attachant à l’acte chorégraphique, Move prendra ses quartiers sur tout un niveau de Beaubourg (Forum -1 et Petite Salle), du 24 mai au 9 juin. Performances en live, projections, lectures, rencontres, installations… Les deux semaines de Move 2019, en accès entièrement libre, seront l’occasion d’une plongée dans l’ébullition contemporaine. Dans ce qui met les corps en mouvement. Festival chorégraphique engagé, cette troisième édition sera consacrée aux mémoires corporelles. Avec deux temporalités imbriquées : quatre évènements permanents et un programme d’évènements live.

Move 2019 au Centre Pompidou : festival de danse, performance, image en mouvement

Des cicatrices aux violences intériorisées, des souvenirs vécus par procuration aux histoires acharnées à ne pas se laisser effacer… Les mémoires corporelles ne se superposent pas complètement aux mémoires verbalisées ; leurs transmissions utilisent aussi des vecteurs particuliers. Côté installations, Move 2019 sera l’occasion de découvrir celle de l’artiste suédois Tarik Kiswanson. Né en 1986 de deux parents palestiniens émigrés, Tarik Kiswanson a conçu une installation pour le Forum -1 de Beaubourg. À travers elle, il interrogera la mémoire héritée, entre sensation de trouble (souvenirs non vécus) et réalité physique (objets, photos, langues…). Palais mémoriel, le Forum -1 deviendra ainsi lieu de performances, avec de jeunes garçons comme médiateurs de cet entre-deux. Autre installation permanente du festival, Tainted Love (2017) d’Emilie Pitoiset. Soit une installation associant les marathons de danse de la Grande Dépression états-unienne et la cold wave des années 1980, entre SIDA et tournant néolibéral.

Videodanse : treize films chorégraphiques, et la part belle au Butô

Présenté en boucle, le programme Videodanse réunira pour sa part, treize films chorégraphiques. Soient treize vidéos et captations, de six à soixante-dix minutes, autour de pièces de Steve Paxton, Trisha Brown, Lucinda Childs, Ushio Amagatsu, Kazuo Ohno, ou encore Ko Murobushi interprété par Carlotta Ikeda. Autrement dit, un programme fortement empreint de Butô, cette danse des ténèbres hantée par la mémoire d’Hiroshima. Entrelaçant les transmissions, Videodanse 2019 sera aussi l’occasion de découvrir des films de chorégraphes comme Ana Pi (NoirBlue, 2017), Foofwa d’imobilité (Inter-face to face-view, 2000) ou encore Cecilia Bengolea (Lightning Dance, 2018). Autre projection permanente : celle de deux courts-métrages du jeune artiste nigérian travaillant à Londres, Evan Ifekoya. Soient BBall Curriculum (2012) et Nature/Nurture sketch (2013), deux films-performances interrogeant les masculinités contemporaines. Dans une démarche où l’artiste-danseur utilise son propre corps pour mesurer la force des cultures héritées. Ainsi que l’entropie à l’œuvre dans toute transmission.

Festival en accès libre : installations, performances live, projections, lectures…

Côté live enfin, Move 2019 proposera un programme dense en performances in situ. Le chorégraphe norvégien Daisuke Kosugi présentera Part (ie) : un jeu d’allers-retours entre deux scripts. À savoir Hiroshima Mon Amour (Alain Resnais, 1959), en français et en anglais. Artiste vivant entre Oslo et Bucarest, avec Bordelines Manuel Pelmus intriquera quant à lui performances passées et histoires personnelles. Là où l’intime croise le politique, comme lors de la traversée des frontières dans le monde pré-chute du mur de Berlin. Les publics pourront également découvrir Favorite Positions de Cecilia Bengolea ; Where Did our Love Go? d’Emilie Pitoiset ; Meet Me in Saint Louis, Lewis! de Than Hussein Clark ; l’Encyclopédie Pratique de Lenio Kaklea ; Ten Years de Hannah Quinlan & Rosie Hastings ou encore Those Who Make The Revolution Halfway Only Dig Their Own Graves de Joao Pedro Vale & Nuno Alexandre Ferreira.

Mémoires de luttes et mouvements à venir, le festival Move 2019 cultivera la liberté de déplacements en se faisant entièrement gratuit. À explorer, donc, sans entrave.