ART | EXPO

Boulevard

10 Nov - 05 Jan 2013
Vernissage le 10 Nov 2012

Adam Bartos a passé son temps entre Paris et Los Angeles. S’aventurant dans des rues irradiées de soleil, se détournant des paillettes d'Hollywood et des monuments parisiens visités par les touristes, il crée un dialogue entre les deux lieux par des rapports graphiques et une palette de couleurs étonnamment similaire.

Adam Bartos
Boulevard

Adam Bartos dépouille méthodiquement les qualités pittoresques de la ville dans ses images, offrant aux rues désertes et aux coins tranquilles, des arrangements formels d’éléments tels que les allées, des fragments de pelouses, des voitures stationnées sous un pont, ou des câbles électriques.

Les photographies illustrant les effets du temps — certains des lieux parisiens n’existent plus aujourd’hui — leur prêtant une aura de dislocation temporelle. Il en saisit le moindre détail en péril, le moment sur le point de disparaître, la vitesse fugace et mélancolique, le plus sublime des moments d’une grande quiétude. Son travail porte sur les choses et les lieux tels qu’ils sont et non pour ce qu’ils représentent. Les photographies obtenues parlent du mouvement du temps et des choses oubliées. Ces tirages ont été réalisés à l’aide d’un procédé en quatre couleurs transférées sur carbone qui, avec sa gamme tonale et la description des détails fins, met l’accent sur la palette «Bartos», couleurs subtiles et des compositions formelles.

Un ouvrage de ce conte visuel Boulevard a été publié aux éditions Steidel en 2006. Il cite William Eggleston — connu pour ses images aux couleurs intenses de scènes ordinaires — et les pionniers Timothy O’Sullivan et Carleton Watkins — tous deux connus pour leurs documents uniques de l’évolution du paysage américain — comme principales influences. Ses photographies se distinguent par des nuances ténues de coloris et un silence étrange.

Adam Bartos est né à New York en 1953. Il a fréquenté l’école de cinéma de NYU avec l’intention de devenir un cinéaste. De 1991 à 1995 il réalise une série de photographies sur la classe moyenne en vacances à Long Island appelée Hither Hills, et publiée dans le magazine de photographie Double Take en 1997. En 2001, il publie Kosmos: un portrait de l’ère spatiale russe, des photographies de la «future obsolescence» du programme spatial soviétique.

En 1995 il a publié une série monumentale de photographies où il examine l’architecture intérieure du bâtiment des Nations Unies. Plus récemment, s’intéressant aux voyages du XIXe siècle de Samuel Bourne, Robert MacPherson, il se rend en Egypte, au Kenya et au Mexique avec un appareil grand format et des films couleur. A l’aire du numérique, dans son livre Darkroom aux éditions Stedeil, il rend hommage au tirage argentique en photographiant les objets des intérieurs de chambres noires, antres intimes où se sont révélées des images mythiques.

Vernissage
Samedi 10 novembre 2012

critique

Boulevard