ART | EXPO

Au-dessus du volcan

29 Avr - 04 Juin 2011
Vernissage le 28 Avr 2011

Maçon de métier, Joseph Barbiero se frotta tant à la pierre volcanique de Volvic, qu’il lui vint l’idée de lui faire raconter des histoires. Certaines d'entre elles ont surgi de sa Vénétie natale. D’autres empruntent au vocabulaire des gargouilles. D’autres, enfin, paraissent convoquer des divinités païennes oubliées.

Communiqué de presse
Joseph Barbiero
Au-dessus du volcan

Joseph Barbiero, né en 1901 près de Padoue, se blottit au creux des volcans d’Auvergne en 1923 après avoir fui l’Italie mussolinienne. Il y exerce jusqu’en 1965 le métier de maçon, y usant de la pierre de Volvic, notamment dans la restauration d’églises locales.

Il s’y frotta tant, à cette pierre volcanique, qu’il lui vint l’idée de lui faire raconter d’autres histoires sous les assauts de son burin. Des histoires qu’il ne soupçonnait sans doute pas lui-même, certaines surgies de sa Vénétie natale comme ces Casanovas pétrifiés, d’autres qui empruntent au vocabulaire des gargouilles ou d’autres encore qui paraissent convoquer des divinités païennes oubliées.

Plus tard, ses forces déclinant, c’est par le dessin que Joseph Barbiero poursuivit sa fervente célébration de la vie, simple et joyeuse. En un mot: élémentaire. La pierre incarnant l’immuabilité, le dessin le mouvement, mais tous deux parcourus d’une vigueur éperdue. Les sculptures formant comme les bornes d’un territoire possible pour l’exilé qu’il était et le dessin mimant en dansant la vie qui s’éloigne en bourgeonnant une dernière fois.

En 1996, au moment où il prit congé avec les vicissitudes terrestres, on aime l’imaginer proférant une dernière fois — ainsi qu’il le faisait lorsqu’une pierre lui résistait — «C’est une bleue, celle-là!».

Cette exposition, dans laquelle le dessin fait écho à la sculpture, est la première d’une telle ampleur consacrée à cet homme du commun de génie dont les œuvres figurent déjà dans d’importants musées, comme celui du LaM ou de Lausanne.

Vernissage
Jeudi 28 avril. 18h-21h

critique

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