ART | EXPO

Attila Szucs et Alexander Tinei

23 Juin - 21 Juil 2012
Vernissage le 23 Juin 2012

L’étrange lumière qui entoure les figures de Attila Szucs, et qui est exsudée par Alexander Tinei, nous rappelle que les êtres humains ne sont pas simplement des créatures de chair et de sang. Ils sont en effet poussés par l’énergie et stimulés par l’esprit. Aussi longtemps qu’il y a de la vie, il y a de la lumière dans les ténèbres.

Attila Szucs et Alexander Tinei

Il n’est pas facile de dépeindre de façon convaincante l’invisible, et pourtant, la peinture offre aux artistes un moyen de relier l’imaginaire au réel. Les expériences scientifiques et psychologiques sont le point central de beaucoup d’œuvres d’Attila Szucs.
L’engouement populaire le fascine comme le phénomène récent connu sous le nom de «Planking», où les gens arrêtent soudainement ce qu’ils font en adoptant une attitude aussi raide qu’un planche pour enfin reprendre leur activité normale quelques minutes plus tard.

Grâce à une palette et un style délibérément mesuré et cohérent, Attila Szucs rend ses univers à la fois vraisemblables et séduisants, grâce en grande partie à son empathie pour la nature humaine et la compréhension de la puissance de ce qu’il est possible de sentir ou de croire — même si cela n’est pas visible. En effet, les protagonistes de Attila Szücs sont souvent capturés au milieu d’une activité particulière, qui exige à la fois un grand effort physique et psychologique.

A la différence des sujets de Attila Szucs, qui sont cernés par la lumière ou d’un halo, les figures d’Alexander Tinei semblent rayonner, comme si elles exhalaient la lumière.
Alexander Tinei est préoccupé par le phénomène de la visibilité globale et instantanée, et par l’exposition des moments, autrefois privés, sur les réseaux sociaux.

Le sentiment que beaucoup de gens aujourd’hui vivent dans «un autre monde» sur internet, parallèles à leurs «vies réelles» ou ordinaires est magnifiquement transmis par Alexander Tinei dans le traitement de ses personnages. Alexander Tinei met en scène ces «icônes» de l’espace virtuel dans le contexte du portrait traditionnel; les scènes sont théâtrales et dramatiques, entre réalité et fiction, et traduisent la volonté de se connecter aux autres, et tentent de déterminer les frontières des «normes sociales».
Leur peau brille comme si elle était illuminée par une source surnaturelle et bienveillante, comme si elle n’était pas vraiment humaine; ils posent dans leurs univers alternatifs, pour des «amis» connus seulement dans cet autre monde.