DESIGN | EXPO

Asa 25 : design israélien

06 Oct - 31 Oct 2008
Vernissage le 06 Oct 2008

L’identité culturelle est une composante première de la création. Plus que tout autre, le design israélien intègre dans sa conception son environnement physique, politique et social.

Communiqué de presse

Yair Amishay, Eilon Armon, Ami Drach et Dov Ganchrow, Animi Causa, Yaron Elyasi, Orit Freilich, Michal Greenberg, Leor / Lederman, Studio Groovy, Tal Gur, Alon Razgour, Reddish studio, Tomer Sapir, Ezri Tarazi,  Umamy,  Zivia

Asa 25 : design israélien
L’exposition est également présentée à l’Espace Villeneuve-Bargemon (Hôtel de Ville de Marseille).

C’est sous une température de 39 degrés à l’ombre et avec 71 pour cents d’humidité que cet article a été rédigé. L’air conditionné est réglé à 22 degrés et au-dessus de moi un ventilateur vrombit et tente de chasser l’humidité.

Le design israélien agit dans une autre forme de décor. Une chaleur torride et un éclairage surchauffé de 25 asa tapent sur des dalles de sésame en béton et granit. Il est important de saisir le point de départ pour comprendre que le designer israélien ne désire pas vraiment se distinguer du design universel. Ce sont tout simplement les conditions physiques qui lui confèrent un caractère quelque peu différent.

Par exemple, un tabouret dans un atelier dans le centre de Paris posé sur un parquet au beau milieu d’ une construction du XIXe siècle dans laquelle s’infiltre une lueur jaunâtre par le biais de la fenêtre recevra une signification et une contexture différentes de celles octroyées au même objet s’il était placé dans un studio à Tel Aviv sur un sol de béton gris dans un bâtiment des années 60 du XXe siècle et dont la fenêtre laisserait pénétrer une lumière blanche et crue.

Si on ajoute à cela des variables culturelles, politiques et sociales, il est aisément compréhensible que le design israélien soit à jamais différent.
Dans ce domaine, tout comme dans celui de l’art local, la question de l’identité est une composante dominante. C’est le cas partout dans le monde
et donc chaque endroit s’interroge sur sa localisation. De là, on en déduit que tout design dans le monde est forcément à la fois régional et international. La question qui se pose dans un tel contexte est la suivante : le design israélien se consolide-t-il dans une identité culturelle israélienne locale ou globale ?