ART | EXPO

Art in pop

11 Oct - 08 Fév 2015
Vernissage le 10 Oct 2014

L'influence conjuguée de l'éclatement des frontières entre «haute» et «basse» culture et, le glissement des codes de production, d’identité et de style de la première vers la seconde, a facilité la fusion entre pratiques musicales et plastiques. Partant de ce constat, l'exposition pose la question de la musique dans ses relations aux pratiques artistiques.

David Bowes, Jerry Garcia, Daniel Johnston, Cris Kirkwood, Takuji Kogo, Alix Lambert, Randy Ludacer, Malcom McLaren, John Miller, Greg Parma Smith, Genesis P-Orriddge, Mayo Thompson, Tony Oursler, Alan Vega, Don Van Vliet
Art in pop

Dans quelques mois devrait être inaugurée la Belle Electrique, la salle de musiques amplifiées de Grenoble qui est la proche voisine de la halle Eiffel qui abrite le Magasin. À cette occasion, le Centre National d’Art Contemporain consacre l’une de ses expositions de rentrée à la question de la musique dans ses relations aux pratiques artistiques.

Ce thème a déjà été esquissé dans quelques-unes de ses expositions passées. En 1989, avec «Broken Music» de Ursula et René Block qui réunissait plus de 800 artistes et créateurs et «Replay-la sphère punk» (2006) qui présentait pour la première fois les collages de Linder, les bannières peintes de «Destroy all Monsters» de Jim Saw, Cary Loren et Mike Kelley aux côtés du Reverse Karaoke de Kim Gordon et Jutta Koether.

À leur suite, l’exposition «Art in Pop» trouve son origine dans des constats simples et communément partagés. En effet, s’il est vrai que jusque dans les années 1960 de nombreux musiciens et chanteurs ont eu une pratique artistique qui est de l’ordre du loisir, il est tout aussi vrai qu’à partir de cette même décennie de nombreux musiciens de la pop musique ont été formés dans des écoles d’art, tout particulièrement en Angleterre.

Sous l’influence conjuguée de l’éclatement des frontières entre «haute» et «basse» culture et du glissement des codes de production, d’identité et de style de la première vers la seconde, les pratiques musicales et plastiques s’entremêlent. La musique pop devient alors le lieu d’une double posture entre art et musique où le musicien est également artiste et inversement et, d’où émergent notamment des figures de producteurs de structures mais également de sens et d’esthétiques.

L’exposition s’organise en une succession de salles dédiées à des individualités ou à des thématiques qui rassemble des documents de toute nature (pochettes de disques, documents filmés d’interviews ou de concerts) et des œuvres d’art.

Elle développe une scénographie en plusieurs salles autour des œuvres de David Thomas – Pere Ubu, Malcolm McLaren, The Red Krayola, Daniel Johnston et Alix Lambert.
John Armleder assure également le commissariat d’une de ces salles pour une exposition avec Genesis P-Orridge et Alan Vega dont il avait l’idée sans jamais avoir pu la réaliser.
D’autres encore montreront des ensembles plus réduits d’œuvres et de documents autour de Jerry Garcia (Grateful Dead) et Cris Kirkwood (Meat Puppets).