ART | EXPO

Anri Sala

14 Mai - 30 Juil 2011
Vernissage le 14 Mai 2011

Pour sa quatrième exposition personnelle à la galerie Chantal Crousel, Anri Sala cherche à saisir l’influence du lieu sur la création du son et à reformuler son rapport à l’image. Trois nouvelles œuvres sont présentées.

Anri Sala
Anri Sala

Le son et la musique ont une place importante dans le travail d’Anri Sala. Ils sont au centre de cette exposition qui est pour l’artiste l’occasion de saisir l’influence du lieu sur la création du son et de reformuler son rapport à l’image. «Parce que la musique a ce don de suggérer des images, j’aime le conflit entre les images suscitées par la musique et les images qui composent le film», explique-t-il.

Trois nouvelles oeuvres sont présentées. Dans la vidéo Le Clash (2010), des effets stéréos se produisent continuellement, comme des miroirs sonores. L’émotion des sons rappelle les souvenirs du lieu. La boite à musique, qui est une des sources sonores de cette vidéo, sera installée à la galerie sur une fenêtre, dont le verre transmettra les vibrations et diffusera la musique. Le visiteur pourra s’essayer à jouer l’air de la chanson des Clash, ajoutant ainsi sa propre musique à celle de la vidéo.

L’installation sonore Score (2011) transpose l’atmosphère musicale de la vidéo Le Clash sur une partition gravée à même le mur de la galerie.

Flutterby (2010) est un des éventails lumineux conçus pour la performance 5 Flutterbyes, basée sur l’aria de Madame Butterfly de Giacomo Puccini. L’enregistrement sera joué sur des enceintes, en alternance avec Le Clash, désorientant le spectateur et l’incitant ainsi à suivre le rythme de l’exposition et des œuvres qui la composent.

Why the Lion Roars consiste en la projection d’une série de 57 films, tous sélectionnés en fonction d’un lien subjectif ou littéral avec la température ambiante. Dépendante de la météo, la programmation juxtapose ainsi un drame à une comédie, un film grand public à un film d’auteur, un film américain à un film thaïlandais, un film contemporain à un film historique, le noir et blanc à la couleur. Certains de ces films ne seront montrés que dans des conditions météorologiques extrêmes, d’autres ne seront peut-être jamais projetés, d’autres encore continueront à se jouer en boucle jusqu’au prochain changement de température.
Le livre présenté à la galerie nous donne à voir les températures ressenties durant l’année 2009 et donc les films qui ont été projetés cette année là.
Les photographies sont les témoins, les souvenirs de ces changements de température. Elles sont les instantanés de ce moment précis où un film en remplace un autre.

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Bertrand Dommergue sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

critique

Anri Sala