ART | EXPO COLLECTIVE

Ah, les belles images !

05 Déc - 23 Déc 2006

Cette exposition, fruit d’un commissariat d’Hélène Chouteau, réunit quatre artistes d’une même génération vivant en France, aux Etats-Unis et au Liban qui investissent des questions des plus actuelles sur l’image et son espace politique. Avec Renaud Auguste-Dormeuil, Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, Walid Raad (The Atlas Group).

Communiqué de presse
Renaud Auguste-Dormeuil, Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, Walid Raad – The Atlas Group
Ah, les belles images !

«Les images de notre culture sont des photogrammes chargés de mouvement qui proviennent d’un film qui nous manque».
Giorgio Agamben.

Au cœur du flux médiatique dominant dont l’efficacité produit plus d’amnésie que de la clarté, il est courant de conclure: il n’y a plus de réalité, il n’y a que des images.
Renaud Auguste-Dormeuil, Joana Hadjithomas, Khalil Joreige et Walid Raad, tentent de construire une mémoire, d’évoquer la guerre, la violence et le deuil, pour dire l’histoire et le présent, avec des stratégies autres. À cette fin, ils se situent dans un champ transversal, entre art et cinéma, entre document et fiction, entre récit et témoignage.

Cette exposition est le fruit d’un commissariat d’Hélène Chouteau, produit et présenté en mai 2006, à La Tôlerie de Clermont-Ferrand (Direction de la Culture de la Ville de Clermont Ferrand). Présentée ici avec les mêmes artistes, dans une version pensée en fonction des espaces de la galerie in Situ, cette exposition réunit quatre artistes d’une même génération vivant en France, aux Etats-Unis et au Liban qui investissent des questions des plus actuelles sur l’image et son espace politique.

Ces artistes ne produisent pas d’images ostensives. Archives historiques, textes, films, photographies, vues de ciels captées sur Internet, cartes postales de guerres urbaines, simulations techniques, leurs œuvres ne font pas appel à des émotions captives. Elles archivent et décrivent. Elles évoquent plutôt qu’elles ne discourent. C’est dans l’intervalle, dans la rupture et dans la latence, dans «l’entre-image», que se joue le sens de l’œuvre et que se dessine un récit. L’œuvre convoque une absence, l’imaginaire, pour mieux encore dire l’irreprésentable et activer la subjectivité critique du spectateur.

Commissaire
Hélène Chouteau

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Aurore Bonneau sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

critique

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