ART | EXPO

A Different Way To Move – Minimalismes. New-York 1960-1980

07 Avr - 17 Sep 2017
Vernissage le 07 Avr 2017

L’exposition « A Different Way To Move - Minimalismes. New-York 1960-1980 » à Carré d’Art met en lumière l’art minimal. Elle en propose une histoire élargie dans laquelle les arts de la performance et les arts visuels sont traversés par les mêmes enjeux conceptuels. De Trisha Brown à Bruce Nauman et Vito Acconci, la danse, la musique, la vidéo, le texte comme les arts plastiques explorent le langage et la perception.

L’exposition « A Different Way To Move – Minimalismes. New-York 1960-1980 » à Carré d’Art, Musée d’art contemporain de Nîmes, propose une relecture de l’histoire de l’art minimal. A travers les œuvres de vingt-sept artistes, le parcours élargit le propos des arts de la performance aux arts visuels.

« A Different Way To Move » : une manière différente de bouger

Le titre de l’exposition, « A Different Way To Move » (une manière différente de bouger) fait allusion à ce qui, selon la danseuse et chorégraphe Yvonne Rainer, constituait l’enjeu des recherches qu’elle mena aux côtés d’autres pionnières de la danse postmoderne américaine comme Lucinda Childs, Trisha Brown et Simone Forti. Parallèlement aux recherches de l’art minimal, leurs innovations répondaient à la nécessité de « trouver une manière différente de bouger ».

L’exposition rassemble plusieurs pièces témoignant de ces recherches : le film Lives of Performers tourné par Yvonne Rainer en 1972 et l’affiche d’Yvonne Rainer et Robert Morris pour A Concert of Dance Nos. 14, 15, 16 à la Judson Memorial Church de New York en 1964, mais aussi les photographies de Babette Mangolte intitulées Woman Walking Down A Ladder de Trisha Brown et celle de Peter Moore captant la performance expérimentale Huddle créée par Simone Forti en 1961.

Une histoire subversive de l’art minimal

Le parcours vise à mettre en lumière l’aspect collectif de l’art minimal dans les années 1960 et 1970 à New York. Il en propose donc une histoire subversive dans laquelle se croisent les arts visuels, la danse et la musique : les explorations et les pratiques concises qui ont simultanément traversé les arts visuels et ceux de la performance sont placés sur un même plan.

Ainsi aux nouveaux langages chorégraphiques répondent les recherches sonores de Philip Glass, La Monte Young, Charlemagne Palestine et Terry Riley, les installations et performances de Robert Barry, les photographies de John Baldessari, les sculptures d’Eva Hesse et les textes de Jackson Mac Low. Autant d’œuvres qui explorent le rapport entre l’objet et son spectateur et qui placent l’opposition entre le langage et la perception au centre de la recherche artistique.

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