ART | EXPO

Panorama Zéro

24 Fév - 22 Avr 2017
Vernissage le 24 Fév 2017

L’exposition « Panorama Zéro » à la galerie parisienne Bugada réunit rassemble des sculptures et photographies de Théo Mercier. Des compositions qui explorent l’élaboration de l’histoire et mettent en lumière le destin fragile de l’humanité.

L’exposition « Panorama Zéro » à la galerie Bugada, à Paris, rassemble des œuvres de Théo Mercier. Sculptures et photographies mettent en lumière la façon dont s’élabore l’histoire.

Des sculptures en forme d’assemblages anachroniques

La pièce centrale de l’exposition est une installation constituée de plusieurs sculptures assemblant des éléments disparates. Des compositions présentées sur des socles évoquant des éléments architecturaux historiques à l’allure instable ou en ruines, tels que des colonnes, des arches, des piliers des gradins et des escaliers.

La pièce intitulée Memento mori (crâne de gorille) associe un pneu et un crâne de gorille apparaissant en son centre, fiché sur une tige, le tout reposant sur un socle de bois noir. Dans la composition Le Goût du néant se côtoient en des empilements à l’équilibre incertain des amphores, des colonnes et boules en plâtre et un pneu. Ailleurs, un pneu dans lequel repose un boulet de canon en pierre et sur lequel est posé un range-CD est calé contre un buste sculpté évocateur de l’art antique.

Les œuvres de Théo Mercier renvoient l’image de la fin d’une civilisation

Les sculptures et photographies de Théo Mercier mettent en image une vision de l’histoire qui refuse tout romantisme. Par des distorsions anachroniques, elles questionnent l’élaboration de l’histoire, de sa construction à sa déconstruction. Leur mise en scène se réapproprient la tradition des images de ruines pour créer un paysage où tous les repères historiques, comme les conventions de leur représentation, sont brouillés, préfigurant un désastre annoncé.

Alors que la sculpture est traditionnellement un médium synonyme de pérennité, chez Théo Mercier, elle devient l’instrument de retournement des échelles, de remise en question du statut protecteur et solide des socles et d’assemblages visiblement précaires, incohérents et marqués par l’obsolescence. Les œuvres de Théo Mercier renvoient l’image de la fin d’une civilisation et soulignent la fragilité de l’humanité et de son histoire.

AUTRES EVENEMENTS ART