Théo Mercier

Théo Mercier

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Théo MERCIER — né en 1984 à Paris (France). Vit et travaille à Mexico (Mexique) et Paris.

Théo Mercier est un artiste contemporain à la pratique polymorphe. Il créé assemblages, installations, sculptures, collages, vidéos, photographies… Théo Mercier est diplômé de l’École Nationale Supérieure de Création Industrielle (Paris), ainsi que de l’Universität der Künste Berlin (spécialité : design produit et design mode). Après avoir travaillé sur différents projets avec Bernard Willhelm (couturier allemand) et Björk (compositrice), il s’installe en 2008 à New York, en qualité d’assistant de l’artiste contemporain Matthew Barney. Depuis 2015, Théo Mercier vit et travaille à Mexico. Pluridisciplinaire, sa pratique s’étend à la scénographie lorsqu’il collabore à des projets musicaux. Pour l’exposition collective « Dynasty » (2009, MAM de la ville de Paris et Palais de Tokyo), Théo Mercier avait par exemple exposé Le solitaire. Une vaste sculpture composée de spaghettis cuits. Deux yeux bleus, dans ce tas de nouilles au bord de l’affaissement, achevant de donner humanité à cette forme.

Théo Mercier : greffes d’objets, assemblages, installations, sculptures, exotisme industriel…

S’il demeure quelque chose d’une influence de l’œuvre de Matthew Barney dans les œuvres de Théo Mercier, c’est une résonance. Aux prothèses de Matthew Barney, Théo Mercier oppose des greffes. De nez, par exemple, sur des reproductions d’œuvres antiques. Avec God Knows #1 (2014), un buste de Zeus se voit affublé d’un nez digne de la méchante sorcière du Blanche-Neige de Walt Disney. Pour l’exposition « Je ne regrette rien » (2014, Prix Marcel Duchamp, au Grand Palais), une reproduction de statue de l’île de Pâques aura eu le nez refait. Ses assemblages (Sculptures pour tremblements de terre, 2015, par exemple) cultivent eux aussi les références culturelles. Leur extrême généralité (d’objets d’art ethniques, de produits design d’inspiration exotisme contemporain, d’œuvres semblant sortir tout droit du cabinet de curiosités d’André Breton, etc.) finisse par acquérir une patine singulière. Dans cette arché-typologie des objets et sujets.

Performances et spectacles, design sonore et liens entre intention productrice et interprétation

L’une des sculptures du projet back to basics gender studies (2015) se situe ainsi entre totem anthropomorphe et compilation d’éléments de la grande distribution. Tabouret à vis pour les membres inférieurs, fourchettes pour les bras, robinet pour le phallus… Mais cette œuvre n’est, justement, ni l’un ni l’autre : elle est en équilibre entre ces deux schémas interprétatifs (sacré doté d’une aura et profane fonctionnel industriel). Avec son spectacle-performance Radio Vinci park (2016) Théo Mercier prolonge l’exploration des liens entre intention productrice et interprétation. En s’attachant ici au design sonore mis en œuvre par le groupe d’urbanisme Vinci, pour ses parkings. Soit un habillage sonore tenant globalement compte de la possibilité de l’agression. Donc potentiellement perçu comme anxiogène. Par ailleurs, les œuvres de Théo Mercier sont exposées dans le monde entier : Galerie Bugada & Cargnel (Paris), Galerie Marso (Mexico), Villa Medicis (Rome), The Cabin (Los Angeles)…