ART | EXPO

La forêt des esprits

14 Sep - 30 Sep 2018
Vernissage le 14 Sep 2018

L’exposition « La forêt des esprits » à Plateforme, à Paris, revisite le motif de la forêt à travers les dessins et installations de Laurent Debraux, Marie Denis, Luc Doerflinger, Hélène Muheim, Chloé Poizat et François Réau. Des œuvres qui évoquent les multiples facettes de ce lieu ambigu, à la fois synonyme de l’insouciance de l’enfance et de peurs ancestrales, de savoir et de mystère.

L’exposition « La forêt des esprits » à Plateforme, à Paris, réunit les dessins, sculptures et installations de six artistes contemporains qui proposent leur vision de ce lieu ambivalent et teinté de mystère qu’est la forêt.

« La forêt des esprits » : la forêt, un motif ambigu

Les œuvres de Laurent Debraux, Marie Denis, Luc Doerflinger, Hélène Muheim, Chloé Poizat et François Réau s’inscrivent dans la continuité d’une histoire mythologique, religieuse, littéraire et artistique qui de tout temps a fait de la forêt un motif majeur et marqué par l’ambivalence. La forêt est dans la tradition occidentale le lieu où s’inverse la logique et où la perception se trouble, elle est synonyme de légendes, elle évoque la promenade, la gaieté de l’enfance mais aussi la menace de s’y perdre ou d’y rencontrer des créatures terrifiantes, elle est source de découverte et de connaissance mais aussi un territoire de secrets et de superstitions.

L’exposition « La forêt des esprits » aborde les multiples rapports que l’homme entretient avec la forêt, chaque œuvre offrant une traversée vers cet environnement ambigu partagé entre peurs et joies. Le diptyque de dessins The Glint Of The Darkness d’Hélène Muheim, transmet en noir et blanc, à la poudre de graphite, encres et ombres à paupières sur papier une vision fantasmagorique et intime de la forêt, par une forme d’allure organique renfermant un enchevêtrement végétal dans lequel le regard est invité à plonger.

La forêt vue par François Réau, Luc Doerflinger et Laurent Debraux

L’installation Eclipse de François Réau associe un dessin à la mine de plomb et graphite sur papier fixé au mur et un ensemble de morceaux d’arbres posé au sol devant lui. Le dessin en noir et blanc montre des troncs abattus, comme couchés par une tempête, mais à travers lesquels brille, au loin, une lueur synonyme d’espoir.

La peinture Cygnes Rorschach de Luc Doerflinger revisite la forêt comme une zone obscure où se manifestent des visions, un territoire de dualité où s’affrontent humanité et animalité, enchantement et désenchantement, réalité et chimères…

Avec l’installation Microcosmos, Laurent Debraux invite le spectateur à observer à travers un microscope un fragment de mousse séchée mue par un moteur électrique, pour mieux redécouvrir tout ce qui se cache dans les détails de la nature et les mondes innombrables que recèle celui de la forêt.