ART | EXPO

Atlas & Axis

04 Oct - 12 Nov 2017
Vernissage le 04 Oct 2017

L’exposition « Atlas & Axis » aux Instants Chavirés, à Montreuil, dévoile une nouvelle installation de Vincent Ganivet. Entre arts plastiques et architecture, cet empilement de matériaux élémentaires s’élevant en arches vers le ciel fera l’objet d’une démolition en public.

L’exposition « Atlas & Axis » aux Instants Chavirés présente une installation de Vincent Ganivet qui s’inscrit dans un ensemble de sculptures entre arts plastiques et architecture, maniant le contre-emploi pour mieux détourner le quotidien.

« Atlas & Axis » : une installation de Vincent Ganivet entre art et architecture

Le titre de l’exposition, « Atlas & Axis », reprend des termes d’anatomie. L’atlas et l’axis sont en effet les deux premières vertèbres cervicales du corps humain : l’atlas soutien la tête et l’axis permet son pivotement. Les orthopédistes désignent ces deux vertèbres par les codes C1 et C2. Un code auquel font écho les sculptures de Vincent Ganivet qui les désigne par un C pour « caténaire » (du mot latin « catena » signifiant « chaîne »), suivi par un premier chiffre qui précise le nombre d’arches de la sculpture, un deuxième qui précise le nombre de clés de voûte et enfin un troisième pour le nombre de pieds.

L’utilisation de matériaux bruts et modestes, la connaissance des principes physiques comme les forces de traction et de compression et les dispositifs modulaires reposant sur l’empilement, l’assemblage et l’équilibre sont au centre des œuvres de Vincent Ganivet qui font dériver l’univers du bâtiment et des travaux publics vers celui de l’art.

Les sculptures de Vincent Ganivet sont fondées sur le contre-emploi

Les sculptures de Vincent Ganivet qui ont pour constante de déployer des arches souvent de taille monumentale, exploitent des techniques propres à l’architecture pour former des objets contraires aux principes de l’architecture. Les arcs sont dépourvus de voûtes, ils ne s’intègrent dans aucun édifice et ne permettent donc pas la création d’un espace couvert. Usant d’un vocabulaire plastique simple, Vincent Ganivet fonde sa pratique sur le contre-emploi et le renversement du quotidien.

Ainsi, chez Vincent Ganivet, les dégâts des eaux deviennent objets d’art (l’installation Ajutage, un jet d’eau modifié), les gravats forment des paysages et la poussière des constellations et les arches de briques, de polystyrène (C.3.1.3), de containers multicolores (Catène de Containers) ou de parpaings de béton (C.13.6.8 Polyorcétie) s’élancent dans les airs. Le finissage de l’exposition « Atlas & Axis » sera l’occasion, pour la première fois, d’une démolition en public de l’œuvre.