DESIGN | EXPO

Biennale Émergences | Interstices

11 Oct - 14 Oct 2018

Ponctuant le parcours déambulatoire de la Biennale Émergences 2018, l'exposition "Interstices" réunit vingt pièces de créateurs (designers et artistes) européens. Une exposition disséminée au sein du Centre National de la Danse de Pantin, où chaque œuvre vient souligner un trait du lieu.

La Biennale Émergences 2018 va prendre ses quartiers au Centre National de la Danse (CN D), à Pantin, pour quatre jours d’effervescence. Design, métiers d’art et art contemporain : la jeune génération sera présente avec son énergie créatrice, entre renouvellement des savoir-faire et innovations technologiques. Avis de fraîcheur, car ce sont quelques cent-cinquante artistes, concepteurs et artisans qui seront réunis dans l’immense bâtiment du CN D. Pour sa cinquième édition, la Biennale Émergences prendra notamment les traits d’un grand parcours déambulatoire. Fleuron de l’architecture brutaliste, conçu par l’architecte Jacques Kalisz en 1965, le CN D a été réhabilité en centre chorégraphique en 2000-2003, par les architectes Antoinette Robain et Claire Guieyss. Un lieu au magnétisme hors norme, pour un parcours design tout aussi audacieux, auquel viendra s’entrelacer l’exposition « Interstices ». Une exposition collective, réunissant vingt pièces de créateurs européens (Pays-Bas, France, Allemagne, Suède).

Exposition « Interstices » (Biennale Émergences) : vingt créateurs européens

Commissaire général de cette cinquième Biennale Émergences, Frédéric Bouchet s’est associé au curateur Earlwyn Covington pour développer l’exposition « Interstices ». Tous les créateurs réunis dans cette exposition ont en partage un sens de l’entre-deux. Designers, brodeurs, vidéastes, architectes ou plasticiens… Entre les disciplines, entre les pays ou les cultures, leurs pièces explorent le limitrophe. Multipliant les usages possibles, ou tenant ouvertes les frontières entre art et design, art et artisanat, artisanat et design… Telle Anaïs Beaulieu, par exemple, avec sa série Futiles : des broderies réalisées à la main, sur des sacs plastiques. Une idée qui aura germé pendant un séjour au Burkina Faso. Pour « Interstices », Frédéric Bouchet et Earlwyn Covington ont ainsi demandé aux créateurs d’initier un dialogue avec l’architecture du CN D. Comme un jeu de piste géant, chaque pièce soulignant un trait singulier du lieu. Et vingt regards différents viennent ainsi compléter celui des spectateurs.

Design, art et métiers d’art : une immersion intime au sein du  CN D de Pantin

Située, l’exposition « Interstices » cultive l’intimité. Une jonction entre l’immense et la taille humaine, entre savoir-faire traditionnels et technologies récentes. Pour des pièces parfois simples en apparence, mais dont la réalisation aura, par exemple, requis des technologies de pointe. En matière de pliage ou de découpe, notamment. Artiste participant à « Interstices », la céramiste Clémentine Dupré développe ainsi une pratique côtoyant l’architecture et la topologie. Nourrie par l’anthropologie et les sciences politiques, ainsi que des séjours en Chine et au Japon, sa recherche questionne l’habitat symbolique. Pour des œuvres prenant les traits d’entrelacs en grès. Le designer Gaspard Graulich, quant à lui, dépouille sa création jusqu’à l’essentiel : la relation humain-matière. Avec des pièces (tables, chaises, luminaires…) sobres, minimalistes et à taille humaine. Simples sans être froides ou désincarnées. Telle sa table Confluence, conçue comme un axe d’échange entre six personnes. De quoi avoir envie d’explorer les « Interstices », de la Biennale Émergences 2018.