ART | EXPO

Air de Berlin

11 Mar - 04 Avr 2017
Vernissage le 11 Mar 2017

L’exposition « Air de Berlin » à la galerie parisienne Arnaud Deschin réunit les œuvres de quatre artistes allemands. On découvre à travers les tableaux de Marcel Hüppauff, Philipp Schwalb et Maja Körner et les dessins de Dimitri Susin quelques facettes de l’art contemporain allemand.

L’exposition « Air de Berlin » à la galerie Arnaud Deschin, à Paris, réunit les œuvres de quatre artistes allemands : Marcel Hüppauff, Philipp Schwalb, Maja Körner et Dimitri Susin. Trois peintres et un dessinateur qui sont autant de facettes de l’art contemporain allemand.

L’univers pictural complexe de Philipp Schwalb

Cinq tableaux de Philipp Schwalb incarnent chacun un rapport possible entre le corps et l’esprit. Celui intitulé Nakki (universelspirituel) t.o.on Wezen (apparaissant ? / HELLA ! / soer $) appartient à l’un des trois groupes de personnages créés par Philipp Schwalb et déclinés dans sa peinture. Celle-ci se répartit entre les tableaux de la série Ich bin … BIA, les WEZEN?!$ et les Nakkis. Trois groupes qui incarnent la rationalité, la spiritualité et le corps. A partir d’une pratique dans laquelle l’acte de peindre est toujours central se développe en effet un univers complexe plein de références formelles et de symboles qui englobent la philosophie, l’histoire de l’art et la culture pop.

L’enjeu de la peinture pour Marcel Hüppauff : les sensations

L’enjeu principal des toiles abstraites de Marcel Hüppauff sont les sensations qu’elles procurent et auxquelles le peintre se consacre pleinement après des débuts figuratifs. Délaissant toute volonté de narration, Marcel Hüppauff entend laisser s’exprimer le ressenti : le sien comme celui des spectateurs. Pour cela, sa pratique repose essentiellement sur un traitement attentif de la couleur et de la lumière qui dans ses œuvres semble jaillir du tableau lui-même et peut rappeller l’intensité des peintures de Rembrandt ou de Titien. L’art de Marcel Hüppauff semble être une quête de ce qui fait la peinture, une quête qui se déploie sur l’espace de la toile, sans cesse emplit de matière et de couleur, animé et transformé.

Les dessins de Dimitri Susin et les peintures de Maja Körner fixent l’invisible

Les dessins de Dimitri Susin apparaissent comme de simples griffonnages, enchevêtrements de traits de crayon représentant des visages. Ils doivent en fait être perçus comme la retranscription précise de données essentiellement invisibles, captées par la main comme on capte des ondes radiophoniques. Ces œuvres ouvrent sur le champ infini et en majorité inconnu qu’est l’humain. De façon comparable, les peintures de Maja Körner semblent fixer des formes irréelles. Les motifs aux allures de symboles algébriques flottant dans des couleurs douces et aqueuses sont semblables à un langage codé qu’il nous appartient de déchiffrer, une fenêtre ouverte sur une autre dimension…