ART | BIENNALE

12e Biennale de Lyon. Entre-temps… Brusquement, Et ensuite

12 Sep - 05 Jan 2014
Vernissage le 12 Sep 2013

Autour du mot-clé Transmission soumis par Thierry Raspail, fondateur et directeur de la XIIe Biennale de Lyon, au commissaire Gunnar B. Kvaran, se sont mis en place une exposition, laboratoire de création et d’expérimentation et une programmation d’événements qui vont se disséminer et s’entrecroiser sur les différents sites accueillant la XIIe Biennale de Lyon.

Jonathas de Andrade Souza, Ed Atkins, Trisha Baga, Matthew Barney, Neïl Beloufa, Gerry Bibby, Dineo Seshee Bopape, The Bruce High Quality Foundation, Antoine Catala, Paul Chan, Ian Cheng, Dan Colen, Petra Cortright, Jason Dodge, Aleksandra Domanovi, David Douard, Erró, Rœ Ethridge, Edward Fornieles, Gabriela Fridriksdottir, Robert Gober, Karl Haendel, Fabrice Hyber, Jeff Koons, Ann Lislegaard, Nate Lowman, MadeIn Company, Václav Magid, Helen Marten, Thiago Martins De Melo, Bjarne Melgaard, Takao Minami, Meleko Mokgosi, Paulo Nazareth, Paulo Nimer Pjota, Yoko Ono, Laure Prouvost, Lili Reynaud-Dewar, James Richards, Matthew Ronay, Tom Sachs, Hiraki Sawa, Mary Sibande, Gustavo Speridião, Tavares Strachan, Nobuaki Takekawa, Ryan Trecartin, Lizzie Fitch, Hannah Weinberger, Ming Wong, Yang Fudong, Anicka Yi, Zhang Ding
XIIe Biennale de Lyon. Entre-temps… Brusquement, Et ensuite

12e Biennale de Lyon: Transmission par Gunnar B. Kvaran, Commissaire invité

«La Biennale de Lyon 2013 rassemble et présente des artistes du monde entier qui travaillent dans le champ narratif et expérimentent, à travers leurs œuvres, les modalités et les mécanismes du récit. L’exposition met ainsi au premier plan l’inventivité dont font preuve les artistes contemporains pour raconter autrement des histoires neuves, en défaisant les codes narratifs mainstream, les mises-en-intrigue prêtes à l’emploi. Ces artistes donnent à leurs œuvres-récits des formes extrêmement variées, utilisant une multiplicité de registres, matériaux et techniques ou technologies.

L’exposition mêle ainsi sculptures, peintures, images fixes et animées, arrangements de textes, de sons, et d’objets dans l’espace, performances, etc. Elle souligne la manière – les manières, plutôt – dont les jeunes artistes aujourd’hui, selon qu’ils travaillent en Europe, en Asie, en Amérique latine, en Afrique ou en Amérique du Nord, imaginent les narrations de demain: des narrations qui négligent les suspenses et les excitations de la fiction globalisée (hollywoodienne, télévisuelle, ou celle des best-sellers de la littérature mondiale); des narrations inédites qui défamiliarisent le monde, lui restituent son étrangeté et sa complexité radicales si souvent aplanies et étouffées par les mises-en-récit conventionnelles; des narrations artistiques qui nous donnent à voir et à comprendre le monde comme toujours neuf et plus intelligible.

Ainsi, une multitude d’histoires, de natures et de genres très différents, que les artistes ont développées à partir d’expériences réelles ou de constructions imaginaires, d’anecdotes tirées de la vie quotidienne aussi bien que de phénomènes sociaux ou d’événements historiques considérables, vont se disséminer et s’entrecroiser sur les différents sites qui accueillent cette année la Biennale.

Certaines œuvres, et les histoires qu’elles véhiculent, s’immisceront jusque dans des maisons et appartements privés de Lyon pendant toute la durée de la Biennale, et se prêteront alors aux modes de présentation et de diffusion que les habitants de ces lieux d’exposition insolites souhaiteront inventer pour chacune d’entre elles.

12e Biennale de Lyon: «Entre-temps… Brusquement, Et ensuite»

À travers le choix de ce titre (ou de ces titres), qui met l’accent sur les procédés de mise-en récit, il s’agit donc d’affirmer la nécessité pour une exposition de battre au rythme de son objet: ici, une attention renouvelée à la forme, à la forme comme productrice de sens, et à l’idée que dans un récit, c’est la façon de raconter, de faire récit, l’invention d’une forme narrative nouvelle qui toujours prévaut.»

Gunnar B. Kvaran est né à Reykjavik en Islande en 1955. Détenteur d’un doctorat en histoire de l’art de l’université d’Aix-en-Provence, il a dirigé diverses institutions muséales en Islande et en Norvège et est, depuis 2001, directeur du Musée Astrup Fearnley à Oslo.

Lire l’annonce événenement de la Biennale de Lyon.