ART | EXPO

Voulez-vous coucher avec nous ce soir ?

12 Mar - 18 Mai 2003

Une expo en 2 volets, sur la représentation érotique et l’imaginaire fantasmatique dans la culture japonaise. Au Cneai: des œuvres sur les «Love Hotels» et les Imekura», ces lieux où les fantasmes se font et se vivent.

Communiqué de presse
Kyoichi Tsuzuki
Voulez-vous coucher avec nous ce soir ?

L’exposition se visite en deux parties, au Cneai et à la galerie du Jour. Agnès B., et couvre l’une des facettes les plus caractéristiques du travail de Kyoichi Tsuzuki, celle de la représentation érotique et de l’imaginaire fantasmatique des japonais.
Encore inconnu en France, ce travail est présenté en quatre sections: Love hotel et Imekura au Cneai, Hihokan et Wax à la galerie du Jour. Agnès B.
Les quatre sections sont le témoignage de l’étrange originalité dont les japonais font preuve avec le sexe:
«Je ne sais pas à quoi c‘est dû, car notre libido n’est pas plus développée que la moyenne, et nous savons prendre le sexe au sérieux, alors peut-être avons-nous ça dans nos gènes? Ou bien, nous avons simplement situé notre rapport au sexe dans une perspective différente.»
Les rêves de Love Hotels éclosent la nuit, Kyoichi Tsuzuki.

> Love Hotel
Répondant à des fantasmes et des fantaisies diverses et révélant une créativité souvent débordante, les chambres des «love hotels» font preuve d’un design surréaliste: lits circulaires rotatifs, balançoires multi-usage, baignoires transparentes, moquettes à long poils arc-en-ciel…. Les photos et les textes de Kyoichi Tsuzuki constituent une véritable couverture journalistique de ces étranges hôtels en voie de désaffection.
Projections de photographies numériques sur grand écran et présentation de tirages photographiques, de textes, dans espace sonore diffusant de la musique de variétés européennes et japonaises.

> Imekura
Les Imekura, minuscules chambres de location, sont actuellement un business très en vogue au Japon. Ils prennent le pas sur les Love Hotels.
«Curieux service que celui offert par l’Imekura (abréviation d’image club). Dans cet espace temporaire, l’imaginaire des clients investit des scénarios adaptés à leurs fantasmes tels que «l’attouchement dans le métro», «le harcèlement au bureau», ou «intrusion dans la chambre d’étudiante». Dans le huit clos de la chambre, le client échauffé par son fantasme règne sur un royaume dans lequel la fille de l’Imekura interprète fidèlement son rôle.»
L’Imekura, ou l’art de la simulation, Kyoichi Tsuzuki
Traduction: Anna Takino, Yûki Takahata.
Les offres répondent directement aux désirs masculins réprimés dans le monde social. Kyoichi Tsuzuki, en réalisant une série de photographies de ces lieux, décrit autant d’installations qui s’apparentent souvent, par leur mise en scène et leur forme, aux recherches artistiques contemporaines. Un art de la simulation qui concourt à exposer cet immense musée qu’est «la rue».
Photographies présentées sous forme de grands tirages, dans un espace sonore diffusant de la musique de variétés européennes et japonaises.

Pour lire l’annonce de l’exposition à la galerie du Jour. Agnès B.: cliquer.
Le Centre national de la photographie présente également une exposition de Kyoichi Tsuzuki. Pour lire l’annonce: cliquer.

Publications
> Voulez-vous coucher avec nous ce soir?, quatre feuilles pliables par l’acheteur en quatre livrets de 28 pages avec images quadri avec au recto cinq textes de Tsuzuki insérés dans une pochette plastique et à monter soi-même. Tirage en 1500 exemplaires, coédition Cneai / Galerie du Jour. Agnès B.
> Voulez-vous coucher avec nous (I) et Voulez-vous coucher avec nous (II), 2 posters, 60cm x 120 cm chaque, sérigraphie, éd. Cneai