DANSE | SPECTACLE

Voir/Revoir 4

13 Oct - 17 Oct 2010
Vernissage le 13 Oct 2010

Il y a un style Buffard. Hors-cadre. Qui échappe à toute définition. Pour ce chorégraphe, la danse est l’art du déplacement. Au sens de l’interprétation. Le Centre Pompidou l’invite à porter un regard sur les collections Nouveaux médias et Film du Mnam, à éclairer les liens qui unissent son travail aux arts plastiques.

Alain Buffard
Voir/Revoir 4

«A l’occasion de la présentation de ma dernière pièce Tout va bien, l’équipe du département du développement culturel m’a proposé de faire la programmation de vidéos d’artistes et de films à partir de la collection du Centre Pompidou.
La qualité esthétique ou l’importance historique des œuvres n’ont pas été mes seuls critères. Je tenais absolument à présenter des artistes femmes, et des œuvres à l’impact politique indiscutable. Est-ce un hasard si c’était souvent chez les femmes que je trouvais les œuvres répondant à ce dernier? Il se trouve néanmoins qu’elles proposent souvent un regard singulier qui tranche avec les approches convenues que le monde raisonnable nous recommande tous les jours.
Ainsi, sur les flux migratoires dans le monde, le regard proposé par Ximana Cuevas, Ursula Bieman, Laura Waddington, entre autres. Je ne peux pas parler de tous les films sélectionnés ; les neuf écrans qui assurent en permanence les projections correspondent à un peu plus de cinquante heures de rembobinage. Sans préférence ni souci hiérarchique, je suis heureux de pouvoir présenter des artistes peu connues en France, comme Tracey Moffat ou Eleanor Antin. Beaucoup de nouvelles acquisitions, comme Womanhouse de J. Demetrakas qui est le témoin de début de l’art féministe aux USA, ou bien encore des jeunes artistes comme R. Zarka ou J. Prévieux.
Mais peut-être, est-ce la vidéo de Erkan Özgen qui révèle et condense l’esprit de cette programmation, ses images de mise au pas de migrants Africains dans un camp de transit chantant l’hymne turc font un parfait écho à Tout va bien.» (Alain Buffard)

Programme de l’Ecran I

— Mercredi 13 octobre en boucle à partir de 11h
Tracey Moffatt: Nice Colored Girls, 1987/ Heaven, 1997/ Lip, 1999/ Artist, 2000/ Love, 2003

— Jeudi 14 octobre en boucle à partir de 11h: Femmes reporters
Laura Waddington: Cargo, 2001/ Boder, 2004
Ursula Biemann: Performing The Border, 1999/ Writing Desire, 2000
Ursula Biemann et Angela Sanders: Europlex, 2003
Florence Lazar: Les Femmes en noir, 2002/ La Prière, 2008
Khalida Boughriet: Action, 2003/ Les Illuminés, 2004
Julika Rudelius: Your Blood is as Red as Mine, 2004

— Vendredi 15 octobre en boucle à partir de 11h
Manu Luksch: Faceless, 2007

— Samedi 16 octobre en boucle à partir de 11h: Elles tiennent tête
Johanna Demetrakas: Womanhouse, 1974
Martha Rosler: Semiotics of the Kitchen, 1975
Ximena Cuevas: Medias Mentiras (Half-Lies), 1995
Danielle Arbid: Conversation de salon, 2000-2003 (Le Pays, Les Maris, La Famille)

— Dimanche 17 octobre en boucle à partir de 11h: Les Sales Gosses
Carsten Höller: Jenny, 1992
Julien Prévieux: Crash-test: mode d’emploi, 1998
Raphael Zarka: Riding Modern Art, 2005/ Cretto, 2005
Gelitin: Sample Tape, 2002
Roman Signer: Filme 1975-1989/ Actions 1975-1980, 1975-1980/ Actions 1981-1984, 1981-1984/ Actions 1985-1989, 1985-1989
General Idea: Shut the Fuck up, 1985

Programme de l’Ecran II

— Tous les jours à partir de 11h
Ximena Cuevas: Medias Mentiras (Half-Lies), 1995
Johan Grimonprez: dial H-I-S-T-O-R-Y, 1997
Ant Farm: Cadillac Ranch, 1974-1980

— Tous les jours entre 14h et 16h
Laura Waddington: Boder, 2004
Gordon Matta-Clark: Tree Dance, 1971-1972/ Clockshower, 1973
Carsten Höller: Jenny, 1992
Eric Duyckaerts: La Main à deux pouces, 1993 / La Barre de Sheffer, 1994/ Kant, 2000