ART | EXPO

Video Show

08 Sep - 16 Oct 2012
Vernissage le 08 Sep 2012

Les vidéos d’Erwin Olaf ou encore de Yang Yongliang se concentrent sur un écran, tandis que celles de Samuel Rousseau investissent l’espace de la galerie en une véritable installation. A travers les œuvres de ces trois artistes, cette exposition pose la question de la mise en scène et de la construction architecturale dans l’art vidéo.

Erwin Olaf, Samuel Rousseau et Yang Yongliang
Video Show

Autour des œuvres de trois artistes, le néerlandais Erwin Olaf, le français Samuel Rousseau et le chinois Yang Yongliang, la galerie Magda Danysz propose une exposition où seuls les écrans viennent occuper les murs de la galerie. La galerie est plongée dans le noir pour inviter le spectateur à découvrir ces univers digitaux.

Erwin Olaf, le français Samuel Rousseau et le chinois Yang Yongliang construisent des univers très personnels. Les vidéos d’Erwin Olaf ou encore de Yang Yongliang se concentrent sur un écran quand celles de Samuel Rousseau investissent l’espace en une véritable installation. L’un construit un décor détaillé quand l’autre crée une véritable architecture urbaine. A travers les œuvres de ces trois artistes, cette exposition pose la question de la mise en scène et de la construction architecturale dans l’art vidéo.

Dans les œuvres d’Erwin Olaf, les personnages prennent place dans des décors dont le moindre détail est étudié. Erwin Olaf choisit avec attention les objets, la palette de couleur, les vêtements de ses modèles, jusqu’à la musique qui vient rythmer ses histoires silencieuses et pourtant narratives. Pourtant les personnages semblent disparaître au profit d’un papier peint, d’un canapé ou encore d’un escalier qui deviennent les éléments clés de l’œuvre à l’esthétisme méticuleux.

Samuel Rousseau a été nommé en 2011 parmi la sélection de l’Adiaf pour le prix Marcel Duchamp. Ses vidéos sortent de l’écran pour s’intégrer dans les objets banals du quotidien, des pneus, des médicaments, qu’il érige alors au rang d’œuvre d’art. Les objets les plus divers s’intègrent à ses créations, l’image vidéo est elle-même adaptée au lieu et l’espace devient un élément clé de l’œuvre. Samuel Rousseau se sert de l’architecture existante et investit la galerie avec ses spécificités spatiales. Il réalise ainsi des œuvres à la frontière entre vidéo, sculpture et installation.

Enfin Yang Yongliang ancre son travail sur la relation entre tradition et modernité. Dans ses vidéos il construit des villes fantasmées dans lesquelles la nature s’unit à l’architecture. Yang Yongliang allie une nature rêvée où se dressent des montagnes et des cascades typiques des calligraphies anciennes à un urbanisme ultra-moderne, agité par des autoroutes bondées de voitures. Ses vidéos aux multiples détails construisent des paysages évanescents dont l’esthétisme semble proche de la peinture.