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Victory Virtual

01 Déc - 19 Jan 2008
Vernissage le 01 Déc 2007

Le travail de l’artiste et écrivain américain Nate Harrison se situe au croisement de la propriété intellectuelle, de la production culturelle et du processus créatif au sein des médias électroniques.

Communiqué de presse

Nate Harrison
Victory Virtual

Can I Get An Amen? est une installation audio qui développe un point de vue critique sur ce que l’on peut considérer comme le drum beat samplé le plus connu de l’hi stoire de la musique enregistrée, le Amen Break. Nate commence par nous faire écouter la chanson Amen Brother, du groupe soul des années 1960 The Wins, puis retrace la transformation du drum de son contexte original sur la face B du vinyl à son ré-emploi comme ingrédient-clé de l’expression culturelle contemporaine. Nate Harrison tente d’introduire dans cet examen la notion utopique d’ “information libre”, et interroge sa capacité en tant qu’agent démocratique. Il souligne entre autres ce point, à travers l’histoire du Amen Break et ses relations particulières avec la loi actuelle sur le copyright.

Bassline Baseline est une vidéo qui éclaire le spectateur sur l’invention, l’échec, puis la résurrection de la mythique table de mixage Roland TB- 303, durant les les vingt dernières années du XXe siècle. Ici, la narration cherche à faire réfléchir sur la médiatisation technologique dans le domaine de l’innovation de produits et de l’expression créative.
Ce “documentaire” traite des raisons des flops de certains outil s créatifs. Mais il explique surtout comment de plus en plus d’options, de paramètres ou d’intermédiaires sont conçus lors de la phase de recherche et de développement d’un outil, sans forcément conduire à l’amélioration de l’expressivité et de la virtuosité, sauf si la super-structure de son contexte culturel est reconsidérée de manière significative.

Stock Exchange prend la forme d’une « lettre » écrite au département des acquisitions de vidéos de la Artbeats Software Inc., une companie dont l’activité principale consiste à fournir des clips vidéo et des films de haute qualité sans droit d’auteur à leur clients. L’artiste théorise comment la companie peut faire circuler en acceptant (ou pas) des rushs de vidéographes freelance, en finissant par demander à Artbeats de définir ses critères de sélection.
La réaction : une vidéo durant laquelle se retrouvent juxtaposés un ensemble représentatif des « conseils de prises de vues et des guides » aux clips de l’actuel catalogue de Artbeats. Ce travail cherche à faire méditer sur la construction d’un sens visuel dans la très instable économie actuelle de l’image

Artiste
Nate Harrison
Nate Harrison a travaillé sur des projets exposés entres autres au Musée Américain d’Histoire Naturelle, au Whitney Museum, au Los Angeles County Museum, au Kunstverein de Hambourg et au Musée d’Art Contemporain de Denver. Il a aussi donné des conférences à l’Experience Music Project de Seattle et à l’Université de Glasgow. En 1997, Nate fonde le microlabel de musique électronique de New York, töshöklabs, qui a figuré dans des publications comme XLR8R, URB ou encore CMJ. Il a aussi enregistré un disque pour les labels CO.AD et Record Camp.
Actuellement, Nate co-dirige le projet Esthetics as a second language. Il a obtenu une licence d’arts plastiques à l’université du Michigan, un master d’arts plastiques de l’Insitut des Arts de Californie et un doctorat en histoire de l’art et des medias sur la Théorie et la Critique dans les Arts Visuels à l’Université de San Diego, Californie.

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