DANSE | SPECTACLE

Utt

10 Juin - 10 Juin 2016
Vernissage le 10 Juin 2016

Le musée Guimet organise une soirée pour rendre hommage à Carlotta Ikeda, danseuse et chorégraphe, disparue en 2014. Interprété par Maï Ishiwata, le solo de danse butô Utt sera suivi de la projection d’un film documentaire réalisé par Anna Kendall.

Le musée Guimet, Musée national des arts asiatiques, rend hommage à Carlotta Ikeda, figure majeure de la danse butô, disparue en 2014. En première partie de soirée, la danseuse Maï Ishiwata interprétera la chorégraphie Utt, un solo de cinquante-cinq minutes. Après le spectacle sera projeté le film Carlotta Ikeda, danseuse de toute la peau de la réalisatrice Anna Kendall.

1ère partie: Utt
Solo de Maï Ishiwata (55 mn)

Ko Murobushi et Carlotta Ikeda créent Utt, chorégraphie de danse butô, en 1981. Avant de quitter définitivement la scène, Carlotta Ikeda, directrice artistique de la Compagnie Ariadone, écrit une nouvelle version de la pièce pour la danseuse Maï Ishiwata. Tout en conservant la force et la sensibilité de l’œuvre originelle, la recréation de Utt est influencée par les évolutions du monde contemporain. Le spectacle dessine, par le biais du corps de Maï Ishiwata, le portrait d’une femme à différents stades de son existence, son itinéraire de la vie à la mort. Utt est marqué par l’essence même du butô dans ses tentatives de réponse aux énigmes fondamentales de la vie.

2ème partie: Carlotta Ikeda, danseuse de toute la peau
Film d’Anna Kendall, 1984 (31 mn)
Dans ce documentaire, la réalisatrice Anna Kendall filme Carlotta Ikeda alors qu’elle est en plein processus de création de la pièce Utt, sous le regard du chorégraphe Ko Murobushi.

En 1970, Carlotta Ikeda croise le chemin de Tatsumi Hijikata (1928-1986), fondateur du butô. Ebranlée par cette danse, elle s’y initie et intègre, en 1974, la compagnie Dairakudakan. Elle rencontre le chorégraphe Ko Murobushi qui deviendra son partenaire de prédilection. Carlotta Ikeda fonde ensuite sa propre compagnie, Ariadone, uniquement composée de femmes. Elle choisit alors de s’appeler Carlotta en hommage à la danseuse classique Carlotta Grisi (1819-1899). Pour gagner sa vie, elle joue, toute poudrée d’or, dans des spectacles de cabaret où elle affirme une pensée du geste audacieuse et libre. Son butô est grave et grotesque, puissant et vulnérable, cru et érotique.

chorégraphie: Carlotta Ikeda
interprétation: Maï Ishiwata
musique originale: Osamu Goto.