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Urban Ballet

19 Juin - 21 Juin 2008

Pour cette danse de solitaire qu’est le hip hop, le corps de ballet est aussi une manière de s’inventer une respiration partagée. À l’unisson, Urban Ballet, sur le Boléro de Ravel ou Stabat Mater de Vivaldi, fait le pari de la communauté.

Communiqué de presse
Anthony Egéa / Compagnie Rêvolution
Urban Ballet

Horaire : jeudi et vendredi à 21h, samedi à 17h et 21h
Lieu
: Grand Studio
Tarifs : 14 € / 10 € / 10 € et 8 € pour les abonnés

Dans sa création Urban Ballet, conçue en quatre actes, Anthony Egéa a sélectionné des pièces musicales classiques et contemporaines. La tension dramatique du Boléro de Ravel projette neuf interprètes sur des lignes étirées, multipliant les postures sculpturales. À la sombre pureté du Stabat Mater de Vivaldi répond un solo sensuel jouant de l’ambiguïté masculin / féminin. La puissance lyrique de la musique de Iannis Xenakis et son attirance pour les évènements du monde vivant est l’occasion d’un trio étrange qui donne le sentiment de pénétrer dans le microcosme des insectes. La composition orchestrale de Franck II Louise, écrite spécialement pour le ballet, fait surgir un ensemble de dix danseurs. Dans cette pièce, la relation entre danse et musique est interrogée à l’aune d’un autre objectif : mixer danse urbaine et partition classique pour donner corps à d’autres possibles.

Pour Anthony Egéa, Urban Ballet résulte de quinze ans de passion pour la danse classique qu’il découvre tout jeune, au début des année 1990, grâce à des bourses et à l’école de danse de Cannes. Il y a cinq ans, il concrétise son rêve : ouvrir une école dont les deux enseignements de base sont le hip hop et le classique. Les danseurs d’Urban Ballet sont les premiers à en sortir. «Je veux donner une finition classique du hip hop, explique-t-il. Je tente aussi d’inventer une gestuelle hybride, en combinant, par exemple, l’aérien des classiques avec le travail dans le sol.»