DANSE | SPECTACLES

Une soirée, deux pièces. This Is Concrete, Kaiju

04 Déc - 06 Déc 2013
Vernissage le 04 Déc 2013

Une soirée, deux pièces. This Is Concrete unit les chorégraphes Jefta van Dinther et Thiago Granato dans une balade nonchalante et intime assumée du matériau Corps, à la fois fondement et instrument de leur création. Éric Minh Cuong Castaing présentera ensuite Kaiju, objet spectaculaire non identifiable, entre danse urbaine et dessin animé.

Jefta van Dinther, Thiago Granato, et Eric Minh Cuong Castaing
This Is Concrete et Kaiju

1. Jefta van Dinther, Thiago Granato,
This Is Concrete

This Is Concrete est une balade nonchalante et intime, où deux corps d’hommes s’entremêlent sans cesse et bouleversent leurs limites. Les basses étourdissent et les ombres virevoltent, le voyage s’étire et devient presque léthargique. Les mouvements se transforment alors en mots, et les danseurs commencent à raconter leurs bouches et leurs corps. Au fur et à mesure que leur complicité fusionnelle fait naître un environnement charnel, les repères sont peu à peu bouleversés: l’errance évolue en plaisir et la passion se fait danse.

This Is Concrete marque la collaboration unique entre deux danseurs et chorégraphes se livrant à une exploration de leur intimité.

Chorégraphie et Interprétation: Jefta van inther, Thiago Granato

2. Eric Minh Cuong Castaing, Cie Shonen, Kaiju
Éric Minh Cuong Castaing présente Kaiju, objet spectaculaire non identifiable, entre danse urbaine et dessin animé.
Kaiju, c’est le monstre géant qui ravage tout sur son passage dans les films japonais, inspiration manga dont l’artiste Éric Minh Cuong Castaing, formé au cinéma d’animation, à la 3D, autant qu’à la chorégraphie (hip-hop, contemporaine et Butô), s’inspire volontiers.

Musique envoûtante, danseur virtuose issu du hip hop underground, encres vivantes, développement d’ombres disproportionnées et explosions de lumière portent un univers fantastique dans lequel on se laisse happer avec délectation. La pièce pose la question de l’enfance éternelle: dans le flux continu du divertissement et du massmedia, quel monstre doux grandit en nous?

Sur scène, les corps semblent chercher quelque chose, tentent de donner un sens aux images qui les assaillent. Kaiju devient ainsi un parcours dont l’irrésolu apparaît comme seule finalité. Entre narration et texture, icônes et ombres animées, graphisme manga et plasticité, l’univers visuel de la pièce Kaiju interroge l’image dans toute son ambiguïté.