ART | EXPO

Une conversation avec Jean Cassien

30 Oct - 19 Déc 2015
Vernissage le 29 Oct 2015

Burkard Blümlein, plasticien d’origine allemande, a passé sept mois dans un monastère à Montréal, où il a étudié des textes écrit par le moine Jean Cassien. Son exposition à Marseille y fait référence, où l’artiste entoure ses réalisations d’une dimension spirituelle.

Burkard Blümlein
Une conversation avec Jean Cassien

«Une conversation avec Jean Cassien»: le titre retenu par Burkard Blümlein pour son exposition à Vidéochroniques peut surprendre. Cependant, plusieurs faits viennent l’éclairer, au premier desquels la figure du moine, qui, légende ou réalité, fonda à Marseille, au Vème siècle, deux monastères, Saint-Victor et Saint-Sauveur.

Par ailleurs, Burkard Blümlein entend faire retour sur son propre passé, marqué par une retraite de sept mois dans un monastère bénédictin situé à Montréal, période où il s’est intéressé à certaines des Conférences écrites par le saint. Traitant de la vie solitaire, ces textes devaient permettre d’atteindre à un état contemplatif.

Cela dit, quand bien même on ne saurait rien de tout cela, l’exposition de Burkard Blümlein à Marseille est visiblement empreinte d’une atmosphère méditative. Cette dimension spirituelle est sensible dans chacune des réalisations de l’artiste autant que dans leur mise en espace, où dominent la transparence et l’horizontalité, ponctuées de temps forts.

Burkard Blümlein instaure un dialogue au sein de chacune des propositions autant qu’entre celles-ci. Tel processus appliqué à un objet se voit ailleurs inversé. Ainsi, au fait de poser librement une chose sur une surface répondent dialectiquement son percement, sa fixation au mur ou son inclusion dans le matériau.

Pratiquer des trous et des creux a pour pendant le bouchage et le moulage de ces mêmes trous, convertissant le négatif en positif. Les accrocs d’un tissu sont raccommodés et les fragments de noix brisées sont recollés. Ressortissant au bricolage, ces activités rejouent la répétitivité d’un travail improductif, en lequel on peut déceler une métaphore de la pratique artistique.

Extraits du texte de Natacha Pugnet

Repères biographiques
Né en 1960 en Allemagne, Burkard Blümlein vit et travaille à Paris et à Munich. Il enseigne à la Villa Arson, à Nice. Il est représenté, en France, par la galerie Bernard Jordan à Paris.

Informations
Mardi-samedi, 14h-18h
Vernissage le jeudi 29 octobre à 16h
Renseignements: 09 60 44 25 58