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Un jardin à Vitré / Images d’un monde flottant

17 Jan - 01 Mar 2009
Vernissage le 16 Jan 2009

Avec ces deux séries sur la nature et le jardin, Israel Ariño cultive le plaisir des sens et de l’âme tout en appelant à la contemplation.

Israël Ariño
Un jardin à Vitré / Images d’un monde flottant

Les séries «Un jardin à Vitré» et «Images d’un monde flottant» sont nées d’une sélection de 500 photographies que Israël Ariño a réalisées à Vitré et de ses différentes lectures liées à l’histoire des jardins, à madame de Sévigné, à une approche mythologique et symbolique de la nature.

Dans la série «Un jardin à Vitré», Israel Ariño cultive le plaisir des sens et de l’âme tout en appelant à la contemplation. Il cherche à trouver et à créer un espace de fiction en essayant de rendre visible l’invisible tout en jouant avec le temps, la mémoire et le silence de la nuit. De cet univers émerge un sentiment de nostalgie.

Le jardin est un territoire bien défini, un domaine réservé et clos, dans lequel on peut évoquer un souvenir, indiquer une destination, privilégier un moment. Le jardin est l’une de ces formes qui transitent à travers l’histoire ; il est un ensemble de caractères gravés pour l’homme avec des matériaux naturels comme la terre, l’eau, la lumière… Le jardin comme la photographie est un art de l’espace et du temps.

Avec «Images d’un monde flottant», la fonction des images est double, d’abord, elle est une réflexion sur le regard: chacun y voit ce que sa puissance visuelle lui permet de percevoir et en même temps, c’est un des possibles moyens de représentation du monde vu sous une forme ronde dans laquelle se révèle des arbres ; une matière symbolique.

Israel Ariño a choisi l’arbre comme sujet principal parce qu’il manifeste une réalité «extra-humaine» qui se présente à l’homme sous une certaine forme, qui porte des fruits et se régénère périodiquement. Il pousse, il perd ses feuilles et les récupère ; par conséquence, il «meurt» et «ressuscite» d’innombrables fois. Le cosmos vu sous la forme d’un arbre se retrouve dans plusieurs traditions de l’histoire de notre civilisation, et c’est sa force symbolique accompagnée d’éléments imaginaires que Israel Ariño a voulu restituer.