ART | EXPO

Travail & Information

03 Oct - 31 Oct 2021
Vernissage le 08 Oct 2021

Nicolas Bourthoumieux aborde la question du temps par son empreinte dans la matière:  l’usure, le recyclage, la transformation. Ses œuvres, qui actualisent cette problématique, sont présentées à l’exposition « Travail & Information » au Centre Wallonie-Bruxelles.

Originaire de Toulouse, Nicolas Bourthoumieux vit et travaille à Bruxelles depuis ses études à La Cambre. En début 2021, le photographe et sculpteur a bénéficié d’une résidence artistique à Moly Sabata, impulsée par le Centre Wallonie-Bruxelles. L’exposition « Travail & Information » présente les sculptures créées dans le cadre de cette résidence, tout en développant et prolongeant le travail initialement entreprit.

« Travail & Information » : tout se transforme

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » : le principe de Lavoisier se trouve au cœur de l’œuvre de Nicolas Bourthoumieux. Ses créations proviennent ainsi de matériaux recyclés, marqués par l’usure du temps et donc déjà porteurs d’une histoire. L’artiste va jusqu’à démonter ses propres œuvres pour en créer de nouvelles, ou bien réutiliser certaines dans la vie quotidienne, leur redonnant une fonction utilitaire. Le lit ou le chandelier en fer qu’il a construits dans les ateliers de Moly-Sabata sont ainsi susceptibles de redevenir des meubles. Les oeuvres de Nicolas Bourthoumieux se trouvent ainsi prises dans une évolution perpétuelle.

« Travail & Information » : réflexion sur la temporalité

L’épaisseur temporelle inscrite dans la matière intéresse Nicolas Bourthoumieux, dont les œuvres témoignent du roulement infini des formes et des significations que cette matière peut prendre. La circularité du temps se dessine en arrière-plan de son travail, évoquant ce devenir constant entre apparition, disparition, transformation.

Ses photographies interrogent ainsi l’état temporel de ce qu’elles capturent : « Il y a dans mes photographies quelque chose de l’ordre du zombi, du revenant, un sujet qui est mort mais qui ne l’est pas vraiment, qui est toujours là mais entre deux états ». Nicolas Bourthoumieux tente de modeler ce phénomène avec de la matière : des spectres blanchâtres se détachent ainsi de la noirceur de ses larges toiles, grâce à l’effet d’embu de la peinture.