ART | EXPO

Translation

18 Jan - 28 Fév 2009
Vernissage le 17 Jan 2009

Dé/ménage/ment, One to One, Ville Figure: ces trois  œuvres de l’exposition «Translation» ont trait au déplacement, à l’assemblage et au transitoire, comme en écho au métier de déménageur que  Bernard Calet exerça au temps de ses études...

Bernard Calet
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Œuvres
— Dé/ménage/ment, un bloc de 80 m3 de déménagement
— One to One, sculpture habitable
— Ville Figure, une série de montages dessin/photo/verre gravé présentée dans la rue traversante
Trois œuvres réalisées par  Bernard Calet avec le soutien du Micro Onde et de la société de déménagement Varillon Demeco. Des oeuvres qui s’adaptent à l’espace monumental de la galerie.
Ces oeuvres ont toutes trait au déplacement, à l’assemblage et au transitoire, comme en écho au métier de déménageur que  Bernard Calet exerça lorsqu’il suivait les cours de l’École des beaux-arts.

Dé/ménage/ment

L’œuvre consiste à présenter durant 7 semaines le mobilier d’un appartement pouvant être contenu dans un camion de 80 m3. Cette pièce métamorphosera  la grande galerie du centre d’art en entrepôt. Présentant l’assemblage presque «magique» que produisent les déménageurs quand ils font tenir un appartement dans le volume d’un camion.
En référence aux architectures et aux collages de Kurt Schwitters, Bernard Calet s’approprie l’espace du quotidien.
C’est aussi pour lui le moyen de questionner ce qui est de l’ordre de l’espace privé et de l’espace public. Le déménagement est toujours  un moment singulier, qui fait surgir de nombreuses pensées et émotions : souvenirs, nostalgie, déception, séparation, enthousiasme, promesse d’une nouvelle vie… C’est sur cette expérience que travaille Bernard Calet, à partir de cette architecture précaire et éphémère «des culs de camion».
C’est encore l’occasion d’’interroger notre rapport au monde, qui aujourd’hui contraint ou incite à migrer.

One to One

Si Dé/ménage/ment  présente le contenu d’un camion de déménagement, One To One nous invite à entrer en son sein.
L’oeuvre  reprend les enseignes utilisées dans le marketing individualisé qui permet de cibler le consommateur et de s’adresser directement à lui en fonction de ses goûts et ses habitudes.
Bernard Calet invite le spectateur à pénétrer dans une enseigne lumineuse, et traduit ainsi l’idée d’isolement.

Ville Figure

Cette œuvre qui peut paraitre plus graphique que sculpturale, peut s’apparenter au bas-relief. Il s’agit de photographies retravaillées au dessin. Les personnes présentes sur les photographies-dessins sont toujours prises de dos, attitude rappelant notre position de spectateur face à l’oeuvre.
Les perspectives tronquées et les points de fuite hors champs, viennent insister sur un espace limité et comme sans avenir. Les personnages sont comme en suspens dans les villes qu’ils arpentent.
L’ajout d’adverbes de temps tels que «ici» et «maintenant», «après» gravés sur la vitre protégeant le dessin rendent impossible de situer les lieux. Ils dressent le constat d’un décompte du temps, toujours fuyant. Comme ses personnages, Bernard Calet est un passant.

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