DESIGN | EXPO

Tracks

06 Fév - 02 Avr 2016
Vernissage le 05 Fév 2016

Dans le cadre de l'édition 2016 d'Art Sequana, intitulée Dé-Faire, de l'Esadhar, Le Portique interroge le devenir de la peinture dans la pratique artistique. Une déambulation dans la création contemporaine est proposée avec des artistes qui n'ont de cesse de réécrire l'histoire de l'art et réinventent les formes et le langage pictural.

Vincent Beaurin, Didier Courbot, Dominique Figarella, Jérôme Robbe, Kevin Cadinot, Morgane Tschiember
Tracks

En collaboration avec l’ESADHaR, le Portique accueille l’exposition «Tracks», invitation à interroger le devenir de la peinture dans la pratique artistique contemporaine, cette dernière ayant fait son grand retour sur les cimaises des galeries et dans les musées. De quel type de peinture parlons-nous? La peinture, représentation, ou matière?

«Tracks» propose une déambulation, un parcours dans la création contemporaine, offrant quelques pistes de lectures et d’interprétations au visiteur. Quels sont les emprunts manifestes à l’art classique? La peinture du XXIe siècle s’affranchit-elle de toute picturalité? Autant de questions qu’interrogent les œuvres des artistes présentés.

De Vincent Beaurin à Didier Courbot, en passant par Dominique Figarella, Jérôme Robbe, ou encore Kevin Cadinot et Morgane Tschiember, les artistes n’ont de cesse de réécrire l’histoire de l’art et celle d’une peinture, qui, entre figuration et abstraction, réinvente les formes et le langage pictural, le geste artistique. Délaissant la toile, multipliant les supports, les artistes ne réinventent pas la peinture, mais la prolongent, abandonnant la picturalité «bourgeoise» pour faire émerger de nouvelles formes et surfaces, donner corps et volumes à la matière.

«Tracks» invite à traverser les frontières de l’art et des pratiques, présentant des artistes qui sont avant tout des travailleurs de formes, de matières et de matériaux. Chacun interroge un territoire et le réinvente, ayant recours à des procédés empruntés à d’autres domaines que ceux de l’art: matériaux industriels et techniques artisanales renouent avec la matière et le geste premier de l’artiste.

«Tracks» invite à sonder le monde en mouvement, celui d’un art en perpétuelle recherche, en incessante mutation, qui, bien qu’inscrit dans une tradition, n’a de cesse de tenter de s’en émanciper. Interroger la peinture, c’est, de concert, interroger la pratique et l’objet, tout en questionnant la matérialisation de l’art et l’attente du regardeur, dont l’œil, à la fois nourri du passé et de la tentation du futur, doit composer avec les multiples formes et expressions pour poursuivre l’écriture d’un nouveau chapitre artistique.