PHOTO | EXPO

Tony Oursler et Jean-Luc Moulène

15 Mar - 21 Mai 2005
Vernissage le 14 Mar 2005

Ourlser. Dispositif. Chaque espace est mis en relation avec des fragments de corps, des objets, des pans de mobilier tous habités par des images vidéos et du son. Et treize portraits de prostituée réalisés par Moulène, avec leurs noms de «scène». Entre photo d’identité et photo pornographique. À propos de l’énigme et de l’indicible.

Tony Oursler, Jean-Luc Moulène
Dispositif

«Dispositif» de Tony Oursler
Le Jeu de paume propose la première exposition monographique parisienne de l’artiste américain Tony Oursler.
Très connu pour ses projections sur des têtes parlantes (Talking Heads) et autres créatures polymorphes, Tony Oursler développe de manière très personnelle un territoire critique relevant du terme « dispositif ». Par ce dernier, nous entendons une configuration spatiale au sein de laquelle sont mis en relation des fragments de corps, des objets, des pans de mobilier, des murs, des morceaux d’architecture intérieur ou extérieur où sont projetées des images parlantes.
L’exposition propose une topographie de ces configurations, offrant au spectateur des espaces où il peut évoluer à son gré recomposant lui-même le récit.

Jean-Luc Moulène
Exposition personnelle inédite, dont Les Filles d’Amsterdam constitue le cœur. Ce projet, comme souvent dans le travail de l’artiste, concerne une «question de représentation, de représentation publique, donc une question politique».
Ces treize portraits de prostituées, avec leurs noms de «scène» pour titre fonctionnent à rebours de tout principe d’identité. Dans chacune des images qui composent cette série,
Moulène fait se fondre deux régimes d’images, héritées de deux inventions de masse qui marquent très fortement l’origine de la photographie : la photographie d’identité (à travers notamment Bertillon) et la photographie pornographique (Bellocq). À côté de ce noyau central, l’exposition présente d’autres travaux de l’artiste. Par-delà le trouble qu’elle pourra susciter, elle pose les jalons d’une réflexion sur le statut de la représentation, en poussant l’énigme du visible et de l’indicible dans ses derniers retranchements, pour révéler ce que l’on pourrait nommer des images explicites.

Commissaires
Exposition de Tony Oursler: Christine Van Assche, historienne d’art et conservateur au Musée national d’art moderne, Centre Pompidou, Paris, responsable des Nouveaux Médias.
Exposition de Jean-Luc Moulène commissionée par Regis Durand.