PHOTO | EXPO

Light From Within

06 Sep - 19 Oct 2019
Vernissage le 05 Sep 2019

L’exposition « Light From Within » à la galerie parisienne Les filles du calvaire réunit des photographies de l’Américain Todd Hido : des images très cinématographiques qui ouvrent les zones suburbaines à l’imaginaire ou dressent un tableau sombre de la planète soumise au changement climatique.

L’exposition « Light From Within » à la galerie Les filles du calvaire, à Paris, présente des clichés du photographe américain Todd Hido. A un exceptionnel ensemble de photographies issues de la série qui l’a rendu célèbre, Houses at Night, s’ajoutent les séries House Hunting et Bright Black World ainsi que quelques portraits.

« Light From Within » : photographies de Todd Hido

La pratique de Todd Hido est parfaitement résumée par le titre de la série House Hunting (Chasser des maisons) : le photographe se livre en effet à une véritable errance artistique et physique en voiture à travers les Etats-Unis pour capter les mystères intimes du pays et explorer la question tragique de la mutation des paysages. Si le sujet de la série Houses at Night est clair dès son titre – Todd Hido y répertorie des maisons vues de nuit – le traitement singulier de l’image lui apporte une dimension moins réaliste.

Avec Houses at Night, Todd Hido photographie les banlieues américaines

Les photographies de Todd Hido se caractérisent par leur filtre instillant dans la captation documentaire des banlieues américaines une part d’esthétisme et de subjectivité, une atmosphère étrange propice à l’imaginaire. Si elles ne sont pas mises en scène, ces images souvent captées la nuit ou à la tombée du jour, sont très composées et révèlent par leur cadrage, leur travail sur la lumière et les tonalités chromatiques, marquées par une approche cinématographique.

La série Bright Black World révèle le caractère physique du changement climatique

La série Bright Black World, publiée en 2018, est la première œuvre réalisée par Todd Hido hors des États-Unis : explorant les paysages désolés du nord de l’Europe, l’artiste y déploie une autre dimension psychologique et propose une autre interprétation. C’est ici la question environnementale qui domine, à travers des images toujours partagées entre la lumière et l’ombre, le sublime et l’inquiétant, qui montrent une planète aux allures de territoire post-apocalyptique.