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Portrait(s)

14 Juin - 08 Sep 2019

La septième édition du festival de photographie « Portrait(s) », à Vichy, propose un voyage géographique et formel à travers ce genre singulier qu’est le portrait. Les œuvres de Bastiaan Woudt, Michal Chelbin, Tish Murtha, Turkina Faso ou encore Philippe Halsman témoignent de la diversité et de la complexité du monde.

La septième édition du rendez-vous photographique « Portrait(s) », à Vichy, présente des œuvres d’artistes du monde entier qui ont en commun de s’intéresser à la condition humaine, la fois universelle et multiple. Des galeries du Centre culturel à la Médiathèque Valery-Larbaud en passant par l’esplanade du Lac d’Allier, des célébrités immortalisées par Philippe Halsman aux villageois ougandais photographiés en noir et blanc par Bastiaan Woudt, le programme explore ce genre photographique singulier qu’est le portrait.

« Portrait(s) » : rendez-vous photographique à Vichy

A travers dix expositions, le programme « Portrait(s) » offre un véritable voyage photographique nourri par la diversité et la complexité du monde. Les clichés de Michal Chelbin dévoilés dans l’exposition « How To Dance The Waltz » montrent de jeunes élèves de pensionnats militaires ukrainiens. Ces portraits de garçonnets en uniforme militaire et de fillettes en habits de mariées ou de soubrettes renvoient l’image d’une société où la notion même d’enfance est faussée.

Le portrait sous toutes ses formes, de Bastiaan Woudt à Tish Murtha

L’exposition « Mukono » du Néerlandais Bastiaan Woudt présente une série de portraits en noir et blanc de villageois africains, des images auxquelles le travail sur le grain, le détail et le contraste, confère une forte intensité graphique et poétique. Les photographies de l’Anglaise Tish Murtha réunies dans l’exposition « Les enfants d’Elswick » donnent à voir sans filtre, à travers les images de ses proches et d’une jeunesse livrée à elle-même, la situation sociale dramatique des villes du nord de la Grande-Bretagne.

« Portrait(s) » : un voyage géographique et formel

Entièrement consacré au portrait, le festival Portrait(s) est cependant également un voyage formel, qui rend compte de la variété des approches et des écritures et qui, parfois, s’approche de la frontière des genres. Ainsi, les photographies de le jeune artiste russe Turkina Faso font appel aux artifices propres à l’univers de la mode et mêlent le document et la fiction pour évoquer, à travers sa sœur Alice, l’enchantement de sa propre jeunesse idéalisée. Par ailleurs, l’exposition thématique « Selfies, égaux / égos » conçue par Olivier Culmann associe photographies d’amateurs et séries d’artistes autour de cette nouvelle forme de portrait.