ART | EXPO

Tilt

11 Mar - 30 Nov 2009
Vernissage le 11 Mar 2009

Une collection d’œuvres qui pose la question de l’objet industriel dans l’art mais aussi une réflexion sur la notion de monde fini. Sur une Terre aux contours et aux limites connus, l’exploration et l’aventure passent désormais par la création d’univers virtuels ou imaginaires.

Robert Barry, CHen Zhen, Martin Creed, Sam Durant, Marie-Ange Guilleminot, On Kawara, Mike Kelley, Claude Lévêque, Man Ray, Thierry Mouillé, Daniel Pommeureulle, Takako Saito, Haim Steinbach, Michel Verjux, Rachel Whiteread, Adel Abdessemed, Ryuta Amae, Sylvie Blocher, Marcel Dinahet, Carsten Höller, Emmanuel Lagarrigue, Yuri Leidermann, Pierre Malphettes, Nicolas Moulin
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Au sein de la collection, le musée construit un parcours destiné à placer en écho et en regard ses oeuvres avec celles du CNAP. Les quinze oeuvres présentées mettent l’accent sur la question de l’objet dans l’art par le recours à l’utilisation de l’objet industriel manufacturé, mais également par d’autres concepts « clés » que sont le corps (comme sujet et objet), le langage (comme outil de connaissance et distance objective aux choses), la fonction critique de l’oeuvre d’art, la disparition et la mémoire des choses.
Des oeuvres d’artistes qui sont déjà présentes dans le musée, comme Daniel Pommereulle qui introduit la visite ou encore comme Man Ray et Claude Lévêque sont exposées. Le visiteur découvre également des productions proches de l’esprit de la collection, issues de courants et de mouvements comme l’Art conceptuel (Robert Barry, On Kawara), Fluxus (Takako Saito), ou des artistes de générations plus jeunes (Sam Durant, Martin Creed, Thierry Mouillé entre autres).

Ce parcours prolonge et actualise dans le temps et dans les oeuvres les interrogations auxquelles renvoie la collection permanente. Dans le contexte d’un monde fini, sur une Terre aux contours et aux limites connus, comment les oeuvres traitent-elles la notion d’exploration ? Cette dernière, aventure physique devenue résiduelle, passe désormais par la création d’univers intimes, imaginaires ou virtuels. Les onze oeuvres présentées dans le Pavillon d’exposition, aussi différentes par la nature des médiums (sculpture, installation, vidéo, photographie) que par la démarche des artistes, offrent des positions mêlant l’humour à la gravité, la poésie à la légèreté. De l’altérité aux signes de la globalisation, de la mémoire à l’invention, du mélange des cultures à la virtualité, elles nourrissent autant de chemins singuliers. Elles proposent de considérer la notion de territoires nouveaux comme des allers-retours entre les dimensions individuelles et collectives, où l’univers intérieur se frotte à la réalité d’un monde qui reste à déchiffrer, à re-découvrir.

Les oeuvres présentées, produites à partir d’objets du quotidien assemblés, détournés, compressés, interrogent notre perception du réel et conduisent le visiteur dans une aventure artistique. Toutes racontent une histoire, par bribes ou interrogations, prise dans le mouvement de l’histoire de l’art du siècle passé marquée par les avant-gardes, la redéfinition de la création artistique, son rapport à la vie et à la société moderne et contemporaine.