ART | EXPO

Theatrum Botanicum: The Memory Of Trees

24 Sep - 10 Déc 2017
Vernissage le 24 Sep 2017

L’exposition « Theatrum Botanicum: The Memory Of Trees » au Parc Saint Léger de Pougues-les-Eaux dévoile une nouvelle étape d’un projet qu’Uriel Orlow consacre aux plantes. A travers des médiums variés comme le film, la photographie, le son ou encore l’édition, l’artiste retrace l’histoire de l’Afrique du Sud sous l’angle de la botanique.

L’exposition « Theatrum Botanicum: The Memory Of Trees » au Parc Saint Léger, à Pougues-les-Eaux, présente une nouvelle étape du projet au long cours Theatrum Botanicum d’Uriel Orlow qui fait des plantes des acteurs majeurs du monde.

Theatrum Botanicum : les plantes sont les acteurs du grand théâtre du monde

Exploitant différents médiums comme le film, la photographie, le son ou encore l’édition, Uriel Orlow revisite la notion baroque de theatrum mundi (grand théâtre du monde) selon laquelle tous les êtres sont les pantins d’un démiurge et jouent donc, consciemment et volontairement ou non, un rôle sur la grande scène du monde. Chez Uriel Orlow, ce sont les plantes qui ont le rôle des acteurs ou d’instruments et parfois simplement de témoins de l’organisation de l’espace, de la fixation des frontières et donc de la délimitation des territoires.

L’exposition retrace du point de vue de la botanique l’histoire de l’Afrique du Sud. La série de photographies intitulée The Memory Of Trees forme un catalogue d’images d’arbres précis qui ont été choisis en tant que témoins d’épisodes historiques particuliers. L’histoire est ainsi retranscrite du point de vue des plantes qui en deviennent les agents de transmission.

Uriel Orlow observe les rapports entre les plantes et la construction de l’identité nationale

L’installation sonore What Plants Were Called Before They Had A Name forme un dictionnaire oral de plantes selon les noms qui leur sont donnés dans plusieurs langues d’Afrique du Sud. Alors que le système de Linné, utilisé comme nomenclature standard de classification des espèces végétales depuis le XIXe siècle, a effacé leurs noms indigènes, Uriel Orlow les extrait de ce système occidental pour leur restituer leur valeur d’usage et parfois de spiritualité originelle. Il met ainsi un jour un mode d’accaparement des territoires qui passe par l’inventaire et la nomenclature des plantes.

L’installation vidéo composée des trois films Muthi, The Crown Against Mafavuke et Imbizo Ka Mafavuke est centrée sur les plantes médicinales et l’herboristerie : elle montre les enjeux économiques et politiques des usages des plantes. A travers le projet Theatrum Botanicum, Uriel Orlow observe les rapports entre l’écologie des plantes et la construction de l’identité nationale.