DESIGN | EXPO-DESIGN

The Silent Village Collection

28 Nov - 08 Fév 2014
Vernissage le 28 Nov 2013

Avec «The Silent Village Collection», Brynjar Sigurdarson propose des pièces de mobilier rappelant des objets rituels un peu mystérieux. Echappant à notre univers, les pièces de bois manufacturées font appel à une mémoire au très fort pouvoir d’évocation. Le travail de Brynjar est une bombe de fraîcheur dans un monde atone.

Brynjar Sigurdarson
The Silent Village Collection

Construites par assemblages classiques, les pièces de mobilier présentées dans cette exposition ressemblent pourtant à des objets rituels un peu mystérieux. Ils échappent à notre univers pour faire appel à une mémoire au très fort pouvoir d’évocation. Ces pièces de bois manufacturées sont tenues entre elles par des ligatures fortement colorées, enserrant un bouquet de plumes, une touffe de fourrure ou un autre détail qui évoque une nature vivante, en parfait contraste avec le poli des tasseaux. Ces assemblages évoquent une identité culturelle forte, ils nous renvoient à des cultures primitives, au monde inuit. La fourrure suggère des terres glaciales, celles dont est issu le designer.

Brynjar Sigurðarson est né à Reykjavík. Dans le village de Vopnafjörður, au Nord-Est de l’Islande, le jeune designer rencontre Hreinn, un vieux chasseur de requins, qui lui enseigne une technique de cordage remarquable: «lorsque j’ai découvert cette méthode dans l’atelier du pêcheur, je me suis senti connecté avec un artisanat islandais caché. Même si je n’avais aucune utilisation particulière à l’esprit, quand j’ai commencé à expérimenter avec les cordes, j’y ai trouvé une grande variété esthétique.»

L’harmonie de toutes ces pièces résulte de la dissonance entre la main et le travail mécanique. Le geste artisanal fait ici revivre des émotions liées à des formes et des métiers traditionnels disparus. Certains diront que ces bouquets de fourrure n’ont pas de fonction, qu’ils sont superflus. Mais leur justesse est dans la liberté qu’ils prennent, dans la poésie qu’ils expriment. Leur inutilité est le signe d’une attention, d’une générosité.

Comme dirait Andrea Branzi, «savoir ajouter un cadeau à ce qui existe, une fleur, c’est vraiment fondamental».

«Le Silent Village de Brynjar» se constitue dans un paysage imaginaire, pour renouer avec «les objets de l’hospitalité».

Vernissage

Le jeudi 28 novembre 2013 de 18h à 20h30