ART | EXPO

The Secret diary of…

02 Avr - 30 Avr 2011
Vernissage le 02 Avr 2011

Michael Roy propose une relecture sensible d'oeuvres fictionnelles préexistantes, telles L'Homme atlantique de Marguerite Duras ou Le Journal secret de Laura Palmer de Jennifer Lynch.

Michael Roy
The Secret diary of…

Le texte de Marguerite Duras L’Homme atlantique annonce une séparation. De ce livre, l’auteur en avait fait un film à regarder les yeux fermés, composé notamment de trente minutes de noir.

Dans la vidéo The Secret diary of … Michael Roy intercale des extraits du texte de l’Homme Atlantique qui évoquent la séparation et des regards «caméra» issus de publicités pour des parfums. Ces publicités incarnent, par le biais d’icônes, la séduction. Ces regards destinés à celui qui visionne l’image concrétisent et symbolisent la réunion des deux corps, le moment presque sexuel.

Les images ralenties à l’extrême se révèlent d’une intensité parfois insoutenable et ont comme dénominateurs communs la fascination, l’attraction, le désir, la sexualité.

Le travail de Michael Roy a pour particularité de faire sans faire: un film sans caméra, une oeuvre à partir d’images ou textes, une fiction qui se base sur des fictions existantes. Il croise des univers, les brouille et les combine. Il nous invite ainsi à nous approprier ces fictions et ces oeuvres pour construire nos propres histoires.

Les cyanotypes, procédé permettant de réaliser des photographies sans appareil photographique, sont des portraits qui expriment l’extase. A nous d’en imaginer les raisons, de nous incarner dans l’instant.

Dans son édition The Secret diary of, Michael Roy s’approprie le texte de Jennifer Lynch. Il en y noircit les noms propres, rendant ainsi l’histoire anonyme afin de nous permettre de nous y projeter, d’en faire une adaptation personnelle.

Voguant de la fiction à la réalité, du commun au personnel, empruntant parfois à l’actualité, mélangeant le texte, l’image filmée ou photographique, distordant les matériaux, jouant sur la trace et l’effacement, il construit une oeuvre complexe et familière où tout est proche et étrange, nôtre et autre à la fois.