ART | EXPO

The present is well out of hand

12 Avr - 26 Avr 2008
Vernissage le 12 Avr 2008

Intégrant des films, des installations, des bande sonores, le travail d’Emmanuel Lagarrigue s’intéresse à la mémoire et aux transformations qu’elle  génère dans notre quotidien. Exposées parallèlement dans la galerie et dans un espace extérieur, les quatre nouvelles oeuvres de l’artiste explorent le thème de la fuite, du temps qui passe, de la disparition.

Emmanuel Lagarrigue
The present is well out of hand

Pour cette exposition à la galerie, Emmanuel Lagarrigue a imaginé un projet se développant dans deux lieux, celui de la galerie et un espace à proximité. Centré autour du temps et de la mémoire, de la transmission et des transformations qu’elle génère, cette exposition se développe en différentes propositions plastiques :

Les Pristine prisms entremêlent des Incomplete open cubes (Lewitt) mutants, se développant et s’accrochant par leur arêtes communes, à une interprétation d’une lecture de John Cage par l’artiste, interprétation hasardeuse d’un texte de poésie sonore américain par un interprète français. L’ensemble est soutenu par de multiples couches de basse électrique circulant entre tous les éléments.

To be continued présente les traces d’un film invisible. Des images capturées d’un film qui n’a jamais été réalisé, une fiction tellement fictionnelle qu’elle n’a d’autre existence que ces traces qu’elle n’a pas pu laisser. Certaines images sont réalisées par l’artiste, d’autres trouvées, certains sous-titres sont écrits par l’artiste, d’autres empruntés. Chaque still est unique et autonome, mais tous peuvent être rapprochés entreeux pour créer des départs, des boucles dans cette narration improbable et ouverte.

It is a separate world égrène de multiples tentatives de cerner un événement que ni le spectateur, ni les différents narrateurs n’arrivent à situer. Ce sont des tentatives qui s’épuisent d’elles-mêmes, proches de la disparition, dont les traces ne se différencient presque plus du reflet qu’elles sont, et que chaque personne doit révéler pour l’approcher.

Still no guides, enfin, est une tentative de reconstruire une mémoire collective. Partant d’un film qui l’avait marqué, l’artiste a enregistré différentes personnes, leur demandant de lui donner les sentiments qu’elles en gardaient. Il a fait rejouer certains dialogues de ce film, mais aussi jouer des extraits d’interview du réalisateur, des commentaires sur ce film … Il a composée la musique à partir du souvenir qu’il gardait de son sentiment sur ce film. L’ensemble constitue à la fois une trace et une fictionnalisation de cette mémoire partagée.

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Laura Houeix sur cette exposition en cliquant sur le lien ci-dessous.

critique

The Present Is Well Out Of Hand