ART | EXPO

The Game

28 Avr - 03 Juin 2006
Vernissage le 27 Avr 2006

Sport, mythologie et spiritualité, sont autant de thèmes abordés par Satch Hoyt dans ses œuvres. Le travail de Hoyt, guidé par le son, tend à traverser le terrain de l’identité raciale et culturelle.

Satch Hoyt
The Game

Satch Hoyt vit et travaille à New York. Ces dernières années, il réalise un impressionnant ensemble de travaux lié au sport. De la boxe au tennis, le sport dans l’œuvre de Hoyt est utilisé comme l’analogie d’enjeux sociaux et politiques.

Cette récurrence métaphorique laisse à penser que Hoyt est un athlète ou un fanatique de sport. Pourtant ce n’est pas le cas. Même si l’artiste s’empresse de déclarer qu’il admire le sport, qu’il regardera la coupe du monde et que le jeune Mohamed Ali a été son idole; en réalité, Hoyt n’a jamais fréquenté Madison Square Garden ou Wembley Stadium pendant ses études à Londres. Il s’évertuait à éviter précautionneusement tous terrains de jeux et gymnases. Ses intérêts premiers étaient la musique, l’art et l’histoire.

Satch Hoyt interroge l’homme d’aujourd’hui dans ses rapports à l’espace, à son corps, à l’histoire. Son travail est inséparable des questions liées à la diaspora africaine. La colonisation des Antilles est mise en avant dans la pratique de l’artiste comme un «grand mélange alchimique», un métissage qui n’est pas sans rappeler les véritables origines de l’artiste né d’un père jamaïcain et d’une mère anglaise. Le travail de Hoyt tend à traverser le terrain de l’identité raciale et culturelle.

Les œuvres présentées à la galerie Anne de Villepoix abordent comme sujet le sport, la mythologie et la spiritualité. Il faut noter que l’artiste est un musicien accompli qui a été entièrement adopté comme membre par «Burnt Sugar», The Arkestra Chamber Ensemble basé à New York. Le son est un élément important dans l’art de Satch Hoyt jusqu’à devenir le fil conducteur et unificateur de l’exposition entraînant le spectateur entre sculptures, peintures et dessins.

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Maxence Alcalde sur cette exposition.