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The Doll’s day

26 Avr - 28 Juin 2008
Vernissage le 25 Avr 2008

Ce sont les contes qui intéressent Alice Anderson. Mais chez elle, il ne peut y avoir de fin heureuse puisque son travail se situe davantage dans le sillon des contes originels, sadiques, sans morale, à mille lieux de l’image qu’a pu véhiculer Walt Disney. Dans "The Doll’s day", l’artiste anglaise raconte l’histoire à huis clos d’une fille enfermée dans une cellule, pris en tenaille par des parents dont elle devra s’affranchir, le tout baignant dans un univers effrayant.

Communiqué de presse
Alice Anderson
The Doll’s day

Alice Anderson met en scène des contes. Ses films empruntent les codes et caractéristiques propres à ce genre littéraire.
Cependant, ce sont des contes sans fées, sans princesses, ni princes charmants. Les héroïnes d’Alice Anderson, dénuées de toute mièvrerie, sont des femmes puissantes. « Elles ne sont jamais passives. Elles agissent de façon déterminée et quelques fois de façon violente. Elles sont les reines de toutes les situations, combatives. Elles sont tout le contraire des projections sexuées habituelles. Le masculin dans mes contes n’est lui-même, d’ailleurs, projeté que par ces femmes. Si je devais les comparer, je les rapprocherais des fresques des femmes guerrières de Nancy Spero. Mes contes sont « fabriqués » comme l’étaient les contes originaux que nous connaissons tous, c’est-à-dire, des histoires souvent très cruelles sans « morale », sans « happy end » ».

L’Espace Croisé produit un nouveau film d’Alice Anderson : The Dolls’ Day, 2008. Il a été tourné à Roubaix dans un des réservoirs d’eau du Huchon. Il était une fois une fille qui vivait dans une cellule. Elle y vivait depuis si longtemps que le temps avait formé une boucle autour d’elle. The Dolls’ Day, 2008, renoue avec l’esprit de Souffler n’est pas jouer/Prompt book, 2005, présenté l’année dernière à l’Espace Croisé. Cependant dans ce nouveau conte, la fille également prise en étau entre la mère et le père se libère cette fois par la destruction des parents. Elle affiche expressément l’exacerbation du malaise liée à son enfermement. La mère et le père sont reclus dans un lieu aseptisé. Ce pourrait être une morgue. Ils drainent leur haine hors du temps. La fille est tour à tour confrontée à la mère et au père. C’est l’histoire d’un désir d’enfant contrarié. La fille subit cruellement son destin de ne pas être un garçon. Rejetée, elle est demeurée anonyme. C’est l’histoire à huis clos d’un univers effrayant et impitoyable dans lequel les poupées et les êtres vivants ne peuvent coexister. Le film à travers la métamorphose du père et de la mère accomplit la vengeance de la fille.

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