DANSE | SPECTACLE

The Black Piece

09 Mar - 11 Mar 2017

Le Théâtre de la Cité internationale présente The Black Piece de Ann Van den Broek, un spectacle qui joue de la dualité symbolique du noir, et renvoie à la complexité des comportements humains.

A la tête de la compagnie de danse néerlandaise et flamande WArd/waRD, la chorégraphe belge Ann Van den Broek présente The Black Piece, une pièce créée en 2015. Fidèle à sa démarche initiale consistant à scruter les divers types de conduites humaines, Ann Van den Broek se propose de révéler au travers de chacune de ses créations ce que « ce que les humains cachent, ce qu’ils voilent, taisent. De réussir à montrer comment ils fonctionnent les uns avec les autres, quels masques ils portent. » Elle tient ainsi à exprimer la complexité des rapports humains tout en souhaitant « créer un état d’empathie où les gens sont ouverts à ce qui arrive, se relient les uns aux autres. » The Black Piece semble indéniablement prolonger cette intention.

The Black Piece : l’ambivalence du noir

Attentive aux conduites humaines, Ann Van den Broek choisit avec The Black Piece de s’attacher à la fois aux significations et sentiments suscités par la couleur noire. Successivement symbole d’un sentiment comme l’excitation, de la maladie dévastatrice et de la mort, le noir a historiquement des significations positives. Or, c’est un tel développement historique qu’Anne Van den Broek a décidé de suivre dans The Black Piece.

Confiant avoir toujours été attirée par une telle couleur, Ann Van den Broek tient d’abord dans son spectacle à en souligner la complexité propre sinon l’ambivalence. Le noir peut en effet signifier le danger ou la crainte ainsi que les bienfaits du repos et du sommeil. Cette couleur concentre donc des significations et des sentiments contraires que The Black Piece s’emploie à mettre en scène. Le noir devient alors la rencontre des contraires.

The Black Piece

Au-delà de la seule chorégraphie, The Black Piece joue donc des contraires, de la lumière et de l’obscurité. Et un tel jeu ne manque pas d’être renforcé par l’utilisation d’une caméra qui filme les danseurs que les spectateurs peuvent voir en une série de gros plans. Si l’image semble ainsi accentuer la proximité des interprètes et du public, celui-ci n’en reste pas moins à distance. A l’effet de proximité répond la mise à distance chorégraphiée du spectateur, les danseurs alignés sur la scène faisant face à ce dernier. Ann Van den Broek crée un jeu des contraires rappelant la dualité symbolique du noir.