ART | EXPO

The 50 lives of Jive the firefly

06 Mar - 17 Avr 2004

Une exposition autour du thème de la vie, de la sexualité et de la reproduction. Avec d’une part des images d’œufs, de larves, de lucioles. D’autres part des visions de femmes-nymphes. Enfin des hommes, virils et protégés par des carapaces.

Serge Comte
The 50 lives of Jive the firefly

« The 50 lives of Jive the firefly » est une exposition qui parle d’insectes, de sexualités, de reproductions. Partant de l’œuf, les Perles, jusqu’à leurs formes adultes, solides, sexuées, et définitivement mortelles, les Imagos en passant par les formes transitoires de leurs diverses métamorphoses, avec la larve Jive, et la nymphe Wanted.

Commençons avec les 5 perles, noires et percées d’un unique trou de petite taille. Elles pourraient être l’image d’un groupe d’œufs fécondés, un espace obscur où se passent des miracles sans véritable preuves visuelles.
Ensuite le coffre-fort et sa luciole Jive, sans ailes, qui marche avec une batterie de 3V et qui s’épuisera après une paire de jours. Sa vie est multiple comme dans un jeu vidéo qui buggera définitivement à la cinquantième. Le coffre-fort, «safe» en anglais, rappelle un des concepts de base de mon travail baptisé en 1996 Safe at Home. Ici, comme l’image de couverture de ma monographie Z, la porte, consolidée, sécurisée d’un métal blindé ou d’un Z en bois, reste entrouverte. La maison comme abri total avec l’irrésistible envie de se montrer aux prédateurs pour se faire manger des yeux.
Puis vient Wanted, géante, féminine, aquatique, dans une position retournée, comme la chrysalide dans son cocon, la nymphe de libellule pendu à son brin d’herbe avant l’ultime mue. En hibernation, en apnée, en transe elle semble dormir en attente d’être ressuscitée . . . 50 vies?
Enfin les Imagos, virils, amis/ennemis, rigide, avec le squelette à l’extérieur, la carapace pour protéger les parties molles, vitales du corps, un gardien qui se doit de stopper le palet qui fatalement viendra percer la petite cage d’un but, d’un point.»

Serge Comte, 2004.