ART | EXPO

Tête d’or

15 Mai - 02 Août 2009
Vernissage le 15 Mai 2009

Jean-Luc Mylayne refuse les présupposés photographique. Il prend son temps, plusieurs mois, le temps de choisir sa composition, de polir la lentille adéquate, d’apprivoiser ses oiseaux-sujets... Il ne tire ensuite qu’un seul exemplaire de ses "tableaux". La photographie n’a jamais été aussi loin de sa modernité.

Communiqué de presse
Jean-Luc Mylayne
Tête d’or

L’artiste présente au MAC de Lyon un ensemble inédit de 71 photographies grands formats et produites pour l’occasion.

Les photographies de Mylayne reposent sur l’instauration d’une relation entre l’artiste et son sujet, relation intime et furtive qu’il établit au cours de longs mois de préparation. Mylayne choisit de photographier les oiseaux sans téléobjectif et doit donc créer une relation de confiance avec son sujet pour pouvoir l’approcher. Au fil du temps passé avec les oiseaux, il conçoit une mise en scène précise de ce qu’il appelle ses « tableaux ».

Il travaille à la manière d’un peintre, par approches successives, en choisissant le contenu de l’image et sa structure, en définissant la place des figures et les touches de couleur. C’est pour cela que l’intimité harmonieuse entre l’artiste, les oiseaux, le paysage et la lumière est au coeur de son travail.
Il nous dévoile alors l’oiseau dans son environnement : parfois invisible, définitivement enchevêtré à son milieu, l’oiseau est tantôt au coeur tantôt au bord de ses photographies.

Le temps, au coeur de son travail, se retrouve jusque dans les titres qu’il choisit pour ses oeuvres, qui ne mentionnent que des dates ou des chiffres. En général, les dates, qui couvrent des périodes de plusieurs mois, indiquent la longue attente de contact nécessaire avant même que l’artiste ne réalise la mise en scène. Les numéros précisent la place de l’oeuvre dans le projet de l’artiste ; ainsi ,N°. 428 Novembre-Décembre 2005 est la 428e photographie produite par Mylayne. Le travail de Mylayne se fait dans le temps chronologique et dans le temps instantané.

Mylayne a mis au point une technique photographique singulière. Il invente et fabrique lui-même ses lentilles, qui lui permettent d’obtenir des points focaux multiples sur un unique plan d’image. Cette série de lentilles intervient sur ses compositions, soit pour flouter, soit pour se concentrer sur un détail, tout cela dans le but de se rapprocher de la vision la plus pure de l’oeil humain. Face aux photographies de Mylayne (qui ne connaissent aucune retouche, ni manipulation), notre regard n’est pas statique, il se promène, glisse des points objectifs vers les points subjectifs.

Chacune de ses photographies est tirée, sauf exception, en un unique exemplaire et Jean-Luc Mylayne n’a produit dans sa carrière qu’à peine plus de 400 photographies. Ces quinze dernières années,
seules deux expositions lui ont été consacrées en France : le Musée d’art moderne de Saint-Etienne en 1991 et le Musée d’art moderne de la Ville de Paris en 1995.

En revanche, Jean-Luc Mylayne vient de présenter une série d’expositions monographiques dans diverses institutions américaines parmi lesquelles the Art Museum of Houston, the Henry Art Gallery of the University of Washington, Seattle, the Museum of Contemporary Art Cleveland, the Krannert Art Museum, University of Illinois, Urbana- Champaign et prochainement au Parrish Art Museum, Southampton. Par ailleurs, il expose très régulièrement aux prestigieuses galeries Barbara Gladstone (New York / Bruxelles) et Monika Sprüth, Philomène Magers (Berlin / Londres).

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