ART | EXPO

Tête à Tête

08 Fév - 04 Sep 2006
Vernissage le 08 Fév 2006

L’exposition Tête à Tête propose un dialogue entre des œuvres du Centre Pompidou et du Musée du Louvre dans une scénographie interactive destinée au jeune public de 5 à 12 ans.

Alberto Giacometti, Pablo Picasso, Thomas Ruff
Tête à Tête

Confrontés à des oeuvres d’époques et de styles différents, les jeunes visiteurs découvrent les différentes formes de représentation de la tête humaine: têtes dessinées, sculptées, filmées ou photographiées, têtes anonymes ou célèbres, de toutes les formes, dans toutes les matières… Le parcours invite à poser un autre regard sur la diversité des visages dans le monde.

En donnant aux enfants quelques clés pour mieux comprendre les oeuvres et le travail des artistes, il les aide à s’interroger sur les notions d’identité, de différence et de communauté.

Le parcours, en trois étapes, est jalonné d’œuvres et de dispositifs interactifs: miroirs, procédés infographiques, dispositifs sonores et tactiles.
Intitulée «La tête sous toutes ses formes», la première partie de l’exposition invite à porter un regard attentif sur les éléments constitutifs de la tête.

De nombreux dispositifs en lien avec les oeuvres présentées (sculptures en bronze ou marbre de la fin du XVIIe siècle ou en pierre de la basse époque égyptienne, oeuvres de Giacometti, Picasso ou Derain) invitent à l’expérimentation:
–Toucher pour voir permet de lire un visage avec ses mains,
–Sous toutes les coutures permet grâce à un jeu de miroirs d’observer des parties de son corps de face, de profil, de dos, etc.

Dans un second temps, «La tête, un sommet de la représentation», aborde les différentes fonctions de la représentation de la tête: la définition d’une identité, l’illustration du pouvoir d’un individu, la marque de son souvenir se déclinent à travers trois galeries de portraits.

Dans cette partie, des oeuvres du photographe Thomas Ruff dialoguent par exemple avec un portrait en médaillon de Dürer ou un masque de momie égyptienne. Une installation permet notamment de capter son profil et de le voir se recouvrir d’une peau d’argile tout en écoutant l’histoire mythique du premier portrait créé par l’homme, racontée par Pline L’Ancien dans ses Histoires Naturelles.

Dans la dernière partie intitulée «A fleur de peau»: quand l’âme se dévoile, le visage apparaît comme le lieu privilégié de l’expression des émotions et des sentiments.

Des eaux fortes de Lebrun aux têtes d’argile de l’époque hellénistique tardive en passant par un portrait de Bacon, des oeuvres fortes au caractère expressif dialoguent entre elles.
Toutes sortes de procédés graphiques permettent aux enfants de transformer leur image par ordinateur sur un mode ludique: superposition, solarisation, déformation…
Sur un panneau magnétique, ils peuvent aussi combiner librement des photographies de fragments de visage et créer de drôles de portraits-puzzles.

Guidés par une signalétique claire et des notices explicatives, les jeunes visiteurs peuvent parcourir l’exposition de manière tout à fait autonome. Ils peuvent aussi approfondir les notions abordées dans l’exposition grâce à un ensemble d’ateliers et de visites complémentaires.