DESIGN | EXPO

Terre et verre

10 Déc - 17 Jan 2020
Vernissage le 10 Déc 2019

La transparence face à l'opacité, l'art du feu face à l'art de la terre, la verrerie face à la poterie : autant de contrastes rassemblés en une exposition, Terre et Verre, elle-même issue de l'union de deux univers créatifs, l'artisanat et le design.

L’Ecole normale supérieure de la création industrielle met à l’honneur dix projets en verrerie et en poterie dans le cadre de l’exposition Terre et verre. Cette rencontre entre les savoir-faire du feu et de la terre est aussi celle de l’artisanat et du design. En effet, le projet le résultat de la collaboration entre des élèves en design et des artisans d’exception.

Terre et verre : l’art du feu au service de l’illusion d’optique

L’exposition rassemble les projets de six élèves-designers dont plusieurs ont travaillé sur l’illusion d’optique pour donner au verre l’apparence d’un autre matériau. Les bocaux de Romain Coulon rappellent des pièces de tuyauterie ou des bombonnes de produits chimiques, par les nervures des moules en béton dans lesquelles elles ont été coulées. La légèreté, la fragilité et l’élégance du verre sont ainsi confrontées aux formes et aux textures plus brutes de l’univers l’industriel. L’œuvre de Sacha Parent prend, quant à elle, la forme d’un T-shirt tissé dans un entremêlement de fils en verre fin. Solène Jarroux joue également sur le quadrillage de bandes de verre rose, rouge et bleu, colorées de façon si opaque qu’elles paraissent être en plastique.

Terre et verre : la céramique mise à nu ou à portée de main

Quatre élèves-designers ont élaboré des projets en céramique. Les productions d’Ulysse Bouë intègrent dans leurs formes finales le rappel de leur fabrication : Trauma fige la poterie dans son essence de terre molle et malléable en présentant des céramiques transpercées par un pic ou pressurées par une hanse. Bien qu’elles soient sèches et solides, les poteries semblent être restées à l’état de pâte à modeler dans laquelle se sont incrustées des empreintes.

Quant à Clémence Valade, elle aborde la notion du toucher. La silhouette de ses poteries peintes s’affine en un endroit strié pour être plus facilement prises en main. Enfin, en empilant de différentes façons trois bols sur un cylindre en céramique uniformément jaune, Simon Geneste réalise une série intitulée Boules Quies.