ART | EXPO

Tant et temps de réflexions, Opus 2

26 Nov - 19 Déc 2009
Vernissage le 26 Nov 2009

«Miroir déformant révélant des visages de l’humanité, la figure animale, telle que mise en scène dans les œuvres de Ghyslain Bertholon, nous pousse à observer sous un angle différent les rapports que nous entretenons avec les autres, la nature, nous-même.»

Communiqué de presse
Ghyslain Bertholon

Tant et temps de réflexions, Opus 2

(…) une vache semble vouloir s’arracher à une réalité qui n’est la sienne. Présentée sur un blason assez grand pour accueillir les dépouilles des gibiers les plus gros, le cul du paisible bovidé, dernier des Trochés (présentés de face) de Ghyslain Bertholon.

Anus, vulve et mamelles de l’herbivore en lieu et place des crinières et crocs du prédateur rex. Préfiguration d’un monde où les mangeurs de plantes seraient contraints au régime carné. Nés de la résurgence de souvenirs enfouis ou l’artiste, alors enfant, assiste au massacre d’animaux durant une partie de chasse, les Trochés de l’artiste s’appuient sur un effet plastique implacable pour interroger le rapport de domination exercée par l’homme sur la nature.

Une nature dédiée aux seuls besoins de l’humanité comme le montre les squelettes automobiles baptisés de noms latins que sont la Deupatosausus et l’Aberratosaurus que l’artiste exhibe sur le bord des routes. Fossiles d’anticipation échoués; l’artiste présente, avec un peu d’avance, des aberrations de l’évolution technologique vouées à une inexorable disparition…

Miroir déformant révélant des visages de l’humanité, la figure animale, telle que mise en scène dans les œuvres de Ghyslain Bertholon, nous pousse à observer sous un angle différent les rapports que nous entretenons avec les autres, la nature, nous-même. L’homme comme point de départ et finalité d’une œuvre reliée à la vie par chacune de ses éruptions artistiques. Extrait du texte Poézies Zhumaines J. Thévenoz, Août 2008