DESIGN | EXPO

Surplomb

13 Nov - 17 Jan 2015
Vernissage le 13 Nov 2014

Le travail de Sébastien Vonier s’inscrit dans le champ élargi de la sculpture. Parfois monumental, brutal et austère, il relève autant de la sobriété du minimalisme que de la répartition chaotique du chantier. Des grands espaces de montagne aux interstices urbains, ses œuvres entretiennent toujours une relation étroite avec le paysage.

Sébastien Vonier
Surplomb

Depuis 2005, l’Artothèque de Pessac invite chaque année un artiste dans le cadre d’une création d’exposition soutenue par la DRAC Aquitaine. Après Stéphane Couturier, Abdelkader Benchamma, Philippe Fangeaux, Laurent Le Deunff, Cédric Couturier, Laurent Sfar, Joachim Schmid, Detanico & Lain et Pierre Labat, l’Artothèque a le plaisir d’accueillir Sébastien Vonier. Présent dans la collection de l’Artothèque depuis 2010, Sébastien Vonier est aussi l’artiste invité en 2014/2015 pour la résidence «Ecritures de Lumière».

Des grands espaces de montagne aux interstices urbains, de détails organiques aux matériaux pratiques, le travail de Sébastien Vonier s’inscrit dans une relation étroite avec le paysage. Parfois monumental, brutal et austère, il relève autant de la sobriété du minimalisme que de la répartition chaotique du chantier. Son travail s’organise par familles de pièces au déploiement possible quasiment infini.

Matériaux bruts, prélevés et rejoués comme des pièces archéologiques, formes précisément construites qui miment le dessin d’un objet existant, il s’agit à chaque fois d’un télescopage, d’un jeu d’aller-retour entre différents champs, conférant à la sculpture un statut ambigu aux multiples lectures.

Pour «Surplomb», Sébastien Vonier agence les éléments d’un paysage intérieur et mental. Des formes massives et minérales paraissent pétrifiées, refermées sur elles mêmes. A leur blancheur s’opposent les variations colorimétriques qui se déploient sur les murs, traçant dans l’espace un horizon à parcourir.

Dans la dernière pièce de l’exposition, l’environnement onirique traversé reste mystérieux, tant les images offertes semblent difficiles à relier. Fruit d’une collecte fortuite, elles tracent sur les murs le plan d’une géographie incomplète à la lecture multiple.