ART | EXPO

Superstudio

26 Mai - 03 Sep 2016
Vernissage le 25 Mai 2016

L’exposition «Superstudio» du Frac Languedoc-Roussillon inaugure un cycle consacré à la relation entre art et architecture à partir du travail d’un groupe majeur de l’architecture radicale. Entre 1966 et 1982, le groupe italien Superstudio a engagé une réflexion théorique et critique autour de l’architecture et de la société de consommation.

Superstudio
Superstudio

Le titre de l’exposition «Superstudio» présentée au Frac Languedoc-Roussillon, reprend le nom du groupe florentin qui fut l’un des principaux acteurs de l’architecture radicale dans les années 1960-1970. Elle s’inscrit dans le cycle intitulé «La Ville au loin» portant sur la relation entre art et architecture.
Conçue par le Frac Centre-Val de Loire, l’exposition sera présentée à la fois à la Maison de l’architecture de Normandie, au Frac Languedoc Roussillon, au Frac Paca et au Frac Centre-Val de Loire.

Rassemblant une trentaine d’ouvrages issus de la collection du Frac Centre-Val de Loire, l’exposition est agencée autour d’une installation centrale, Istogrammi di architettura (Histogrammes d’architecture).
Les trente diagrammes en trois dimensions et à la surface homogène présentés sont conçus comme les diagrammes de base d’une architecture conceptuelle. Conçus pour servir à la réalisation, dans une multitude de contextes, d’objets, de meubles ou d’architectures selon une grille unifiée, ces diagrammes entérinent la disparition de la notion de qualité en architecture.
Ainsi libérée de tout modèle passé, l’architecture devient un simple diagramme conceptuel qui homogénéise l’ensemble des espaces à travers le monde.

Autour de cette installation sont présentés des documents d’archives originaux tels que de nombreuses affiches d’expositions, un livre-objet, des vidéos (le film Cerimonia de 1973), des dessins, etc.

Deux œuvres de 1969: un dessin et photomontage, Monumento Continuo. Un Lago di nuvole tra eterne montagne, et une lithographie, Manifesto New New York (in nero e azzuro), évoquent un projet de Superstudio, le Monument Continu, qui a valeur de véritable manifeste de l’architecture radicale.

Le projet Monument Continu met en pratique et visualise la théorie des «Histogrammes d’architecture», dont le gigantisme et l’abstraction défient toute proportion et variété naturelles et humaines. Sous la forme contre-utopique d’une société imaginaire où le bonheur serait impossible, ces visions de Superstudio procèdent à une critique de la société de consommation, de la culture pop anglo-saxonne et plus globalement d’une humanité entrée dans une ère d’uniformisation par les réseaux et la communication totale.