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Structures du temps. Oeuvres de la collection du Frac Bourgogne

03 Juil - 31 Oct 2010
Vernissage le 02 Juil 2010

Les oeuvres exposées dans "Structures du temps" brouillent les différentes temporalités qui stratifient La Briqueterie, ancienne friche industrielle.

Communiqué de presse
Bernard Bazile, Geert Goiris, Séverine Hubard, Guillaume Leblon, Richard Long
Structures du temps. Oeuvres de la collection du Frac Bourgogne

À La Briqueterie, ancienne friche industrielle, les différentes époques se superposent sur les bâtiments de l’usine et sur les espaces vacants, comme autant de strates du passé.

Le temps procède par une accumulation continue de couches sur couches. Nous pouvons «lire» l’histoire et l’identité d’un espace au travers de cette grille qui recouvre le lieu au fur et à mesure.

La logique du temps et de l’action veut que ce qui est visible est ce qui est le plus récent, et donc, dans un même temps, la transformation des espaces est marquée comme étant la somme des temps passés, les uns après les autres.

Les oeuvres qui composent l’exposition « Structures du temps » se présentent comme des indices de possibles ruptures de ces temporalités dans le contexte complexe qu’est La Briqueterie.

Avec l’apparition des oeuvres d’art au coeur du lieu, le recouvrement des strates se trouve alors décousu, comme si l’on avait mélangé la logique fixée d’un avant/pendant/après.

«Une marche n’est qu’une strate, une marque déposée sur des milliers d’autres strates de l’histoire humaine et géographique à la surface de la terre» dit Richard Long.

En suivant les propos de l’artiste, le visiteur doit marcher. Il prendra la mesure des oeuvres en prenant la mesure du site, et inversement. C’est en traversant les espaces vierges, vacants et ceux qui témoignent de l’activité passée, que le visiteur pourra s’engager dans le dialogue qui s’est tissé entre le lieu, son histoire et les oeuvres.

Les oeuvres s’inscrivent pour certaines dans des lieux inattendus, comme la vidéo Notes (2007) de Guillaume Leblon, installée au coeur d’un des hauts fours, ou encore s’imposent comme révélateur des interstices que nous ne regardons déjà plus du fait de leur délabrement.

Brillance (Le coin du billard)
, 1980, de Bernard Bazile agit ainsi sur la façon dont l’oeuvre dévoile l’espace tel qu’il ne nous serait pas apparu sans l’intervention de l’artiste. Palanga (2000) de Geert Goiris s’affiche comme une friche recouvrant une friche, et Cornish State Ring (1984) de Richard Long utilise les éléments naturels pour suggérer les contours d’une trace du paysage.

On a jamais été si proche (2009) de Séverine Hubard nous fait entrer dans un univers utopique qui nous projette à la fois dans un futur fantasmé, et dans un ailleurs improbable. Le titre de l’oeuvre semble d’ailleurs mettre en doute la réalité du lieu.

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